II
référant aux règles générales posées par tous les théologiens sur la compétence de l'Eglise. Il y a, en cette matière, des principes fixes et invariables qui ne nous permettront pas de nous égarer.
Les principes de la compétence se rapportent à deux points de vue : d'abord, le monde catholique étant divisé en deux sociétés distinctes, la spirituelle et la temporelle, gouvernées par deux pouvoirs correspondants et indépendants l'un de l'autre, il fallait fixer les règles de la compétence respective de ces pouvoirs, tracer les limites qu'ils ne peuvent franchir ; aussi les théologiens commencent-ils par traiter la question de la compétence à ce point de vue des droits respectifs des deux autorités.
De plus, une fois cette ligne de démarcation nettement tracée, il fallait fixer, dans le domaine même de la société spirituelle, les conditions de la compétence religieuse, les croyants devant savoir ce qui est de foi et ce qui ne l'est pas.