SIÈGE DE TOULON
nBPBISB DK TOULON PAI. LE» TROUPES ITIANÇ AISES , LE 18 LIÉ CK Ml HE 1793 OU 28 HUIIAinB, AN II DK LA IIÉPUDLUJUB D'iprti un dcuin do Suebooh bc*fonl>ino», gravé par Bcrthault.
AUX MANES DU DÊPUOLICAIN f.llALIEIl
Voici la légende qui accompagne cette gravure commémorative.
« 11 écrivit de sa prison à quatre heures du soir:
« Met chers (rires et saurs, je n'ai que ce papier pour vous taire mes adieux, quelques minutes avant ma mort pour la liberté. Chalicr, votre frère, votre parent, votre ami, vu mourir, parce qu’il n juré d'être libre, et que la liberté a été ravie nupeuplede Lyon le 3o mai 1793. Chalicr, votre ami, vo mourir innocent. Vive* en paix, vive* heureux si In liberté reste après moi; mais si elle vous est ravie, je vous plains bien. Souvenezvous de moi! J'ai aime l'humanité entière et la liberté, et mes nombreux ennemis, et mes bourreaux qui sont mes juge* m’ont conduit & la mort. Adieu, ma justification est dons le sein de l'Éremcl, dans tous mes amis, dons ceux de la liberté; j'embrasse tous ceux qui se rappelleront de moi. Je vous aime, je les aime comme j'aime l'humanité entière. Adieu, salut, je vais reposer dans le sein de l'Éterncll
• Ciialier. •
Pendant que la Convention avait À lutter contre la coalition européenne, contre soixante-six départements soulevés, une trahison royaliste livrait à nos éternels ennemis, les Anglais, le port de Toulon, le 20 août 1793. Le 18 décembre, les troupes républicaines chassaient les Anglais et rendaient Toulon à la patrie. Les traîtres, qui avaient livré la ville, furent impitoyablement châtiés. Sur la proposition de
Parère, la Convention décréta que, saul les monument* d'utilité publique, lu ville serait rasée, et que o le nom infâme de Toulon » serait remplacé par celui de Portla-Montagne. Fréron fut chargé de présider à l’œuvre de démolition, qui, fort heureusement, ne reçut qu’une ex<* cution partielle. La ville ne reprit son ancien nom qu’a prit les événements de thermidor.