‹ La Révolution FrançaiseChapitre 127 sur 303 · MARAT · texte numérisé non relu

MARAT

A ceux qui défirent étudier cette curieuse «t terrible ligure, avec toute l’ampleur qu'elle mérite, nous ne saurions trop conseiller de lire le* ouvrage» de M. Alfred Bougea rt ( Marat , i vol.! et de M. Chèvremont l.a vie de Mar.il). Ce sont les deux historiens le* plu* documentés du farouche révolutionnaire. Il* y apprendront que Marat naquit en Suisse, A Neuchâtel, le 34 mai 174}, d'une mère genevoise et d'un père sarde, médecin très érudit- Il reçut une forte éducation dans In maison paternelle, et à seize an* il courait le monde.

A lu J cnn -Jacques, séjourn \nt à Amsterdam. à l.a Haye, A Dublin, il Londres, etc.

D'une nature nerveuse et ardente, qu'une ardeur immodérée nu travail exaltait encore, il se jeta h corps perdu dans toutes sorte* d'étude* : philosophie, médecine, physiologie, physique, etc. Il avait vingthuit .ms, lorsqu'il publia son premier ouvrage : De l'homme , en 3 volumes, où il réfutait avec une violence extrnordinoire,

Helvétius, Desenrtes, Mnlcbranche, voire même Voltaire, qui daigne lui répondre par quelques sanglantes épigramme*. lui 1774, il publiait (A Londres également), un ouvrage politique, les Charnel Je resciavage. Kn 1778, il publiait son fameux mémoire sur le /eu, et en 1779, l'Académie des science* (séance du 17 avril), constatait que le* expériences de Marin étaient nouvelles, exactes, bien /ailes, et faite* d'apres un moyen nouveau, ingénieux, le microscope solaire, » propre A ouvrir un vaste champ aux recherches des physiciens, etc. •

— D'ailleurs, dans le courant de cette même année, le comte d'Artois nommait Marat, médecin du personnel Je scs écuries, puis de scs garde* du corps, charge très recherchée, et qu’il exerça jusqu'en >787, et qui n'enchninn nullement son indépendance d'esprit. C'est en effet en 1780. qu'il publia son Plan de législation criminelle. En 1789, il écrit son Offrande a la Patrie, puis un vn*tc Projet de Constitution.

Le 1 i septembre 1789, il faisait paraître le premier numéro d'un journal de combat . le Publiciste parisien, avec la devise de Rousseau pour épigraphe : Vilant impendert vero. Bientôt le Publiciste parisien devenait l'Ami du peuple, et son directeur le plus puissant des agent* de In Révolution. A l’avènement de la Convention.

Marat était nommé député de Pari*, il

continua A rédiger son journal, dont on a souvent flétri le

qui n’était pas violent ? Qu’on lise donc les Actes des apôtres

tl'.prt* une ptintarr snnnjmc f.lunl partir de I* Collcelion .ta

v violences de lancette. Mai» A cette époque. . le Journal Je la Cour et delà ville, f Ami du

roi. le Journal Je M. Suleau, etc., autres feuilles contre-révolutionnaires, qui, par l'outrance de leur* provocations incessantes. semblaient vouloir précipiter les catastrophe* Sa feuille, on l'a dit, était le tocsin de la Révolution. Toujours en éveil, toujours l’oreille attentive au bruit des conspiration*, ce fut ce « démon du putriolisme i. qui le premier dénonça la démarche de Mirabeau A Saint-Cloud, prédit la fuite de V.ircnne*. la défection de lot Fayette, la trahison Je Dumuuricx. le

massacre du Champ de Mars . Traqué

par la police, oblige de ic réfugier dans des cave* pour travailler, il est bientôt accusé par les Girondin* de vouloir soulever le peuple de Pari*, sur lequel il a une action toute-puissante, contre la Convention. Traduit devant le tribunal révolutionnaire. il est acquitté i l'unanimité et porte en triomphe A la Convention par une foule enthousiaste Quelques semaine* plu* tard, le |3 juillet, il tombait sou* le poignard d’une jeune tille, Charlotte Cordas-, dévouée jusqu'au fanatisme à la cause des Girondins, dont il avait clé le plu* ardent adversaire. Les funérailles curent lieu avec une pompe extraordinaire, et lu translation du cœur dans la salle des séances des Cordeliers donna lieu à de* scènes délirantes qui furent représentée* dans diverse* peintures que nous uc pouvons, à notre grand regret, reproduire ici. A cause de leur état de délabrement presque complet. A peine entrevoit-on le mouvement de* (ortnes à travers les craquelures des couleur*. A ce sujet, et pour aller ou devant d'inévitable* critique*, nou* dirons que si certaines de* reproductions d’estampe* contenues dan* «et ouvrage affligent l'œil du lecteur par l'aspect un peu trop effacé de leur* contours, c'est que l image A rendre, et dont l’authenticité s’imposait comme enseignement historique, avait ellc-mcmc souffert des injure* du temps, au point de vue d'en rendre très difficile le trav ait matériel de reproduction.

Mais nous avons cherché par-dessu* tout à utiliser dan* cette resue historique U fidelité de» documents, même parfois au détriment de la joie de l’œil- Ce ne fut que le 31 septembre, lorsque le* cendre* de Mirabeau ctuient outrageusement (ctees à Clamart. que les reste* de Marat lurent transporté* au Panthéon. „„ d'on r,orl, immen.c. e, .0 .on de 1, n,n.i,oe de Mehu. « de Cherobini. Ao ton

de lu réuciit n il» furent enlevés du Panthéon pour être déposes »

Musé* larnialtL

cimetière Sainte-Geneviève.

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