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PORTRAIT ET OBJETS

Dans les différentes manifestations publiques organisées pour célébrer le culte de la Raison, en 1793, sur l'initiative de la Commune de Paris, et principalement du procureur syndic Chaumettc, plusieurs jeunes femmes célèbres par leur beauté et l’élégance de leur taille, personnifièrent solennellement la nouvelle Divinité. Toutes ne lurent pas, comme on le croit généralement, des femmes de théâtre et, la plupart du temps, ce rôle de simulacre vivant, de symbole animé fut confié à des personnes du caractère le plus respectable, telle que Madame Momoro, la femme très estimée d un des membres les plus influents de la Commune. « J'en ai connu une, dit Michelet, qui n avait jamais été belle, sinon de taille et de stature; c’était une femme sérieuse et d'une vie irréprochable... « Il est ditlicile de porter le même jugement sur Mademoiselle Maillard, qui fut certainement une des femmes les plus excentriques, mais aussi, il faut bien le dire, les plus séduisantes de son époque. Au milieu des clameurs furieuses de la Révolution, des cris de haine et de douleur, sa voix merveilleuse s'élevait pure et triomphante, versant aux âmes troublées un peu

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Collection du Jluwe Carnavalet.

de calme et de rêve, soit quelle s'offrit aux yeux d’un public enthousiaste, sous les traits des Armide et des Iphigénie de Gluck ou de la Didon de Piccini ou de la Vestale de Spontini, toujours superbe d'art et de beauté. Sa vie agitée et extravagante est pleine de bizarres aventures. Citons-cn une qui donnera une idée de sa nature singulière. Elle affectionnait le costume masculin. l'n jour, étant ainsi déguisée, elle cravacha, en plein bois de Boulogne, un officier qui venait d'insulter une femme devant elle. Le lendemain, rendez-vous sur le terrain. Armes choisies le pistolet. L'officier fut blessé, et, apprenant le sexe de son adversaire, il quitta Paris en toute hâte.

Mademoiselle Maillard était née à Paris en 1766, et elle y mourut en iXiS d'une maladie de langueur causée par des chagrins domestiques et des revers de fortune. Vers la fin de l'Empire, à sa sortie de l’Opéra où elle avait débuté comme danseuse et où elle eût trente ans de services non interrompus), elle avait ouvert un salon où se pressaient toutes les célébrités littéraires et artistiques de l’époque.

l héroïsme des enfants sous la révolution

■■ L'action du jeune Durruber, tambour 5gé Je quatorze .in» e»t

un trait de bravoure et un clan de piété liliale. I tant a l\nT*iirc de Fougère dan» la Vendée {sic) il vit von père mort h ».,n côté, lui arrache un p'tolct de ».i ceinture, tire sur le meurtrier, lui brûle la cervelle, et continue de taure la charge contre le»

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