‹ La Révolution FrançaiseChapitre 154 sur 303 · LA PRESSE SOUS LA RÉVOLUTION · texte numérisé non relu

LA PRESSE SOUS LA RÉVOLUTION

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L’amusante Estampe qui forme le centre de cette page, indique assez ce qu’était l'activité de la presse dans les premiers temps de la Révolution, alors que la pensée humaine si longtemps comprimée, put enfin s’exprimer librement. Un rapide examen de cette curieuse image suffit il nous apprendre que „ .

l’allure bruyante des camelots qui nous bousculent sur le boulevard, en nous en la gazette du jour, ne le cède en rien à celle des citoyens et citojenncs c * rg ^ hurler les louanges des journaux ou nos pères saluaient <* I auiort c a i ‘

.(,■ la Patrie, le Voyageur, le Profanateur . U Furet, Mu" 'fj' L ' *‘en, le Père Duchesiie , le Messager , le Courrier de Provenu', <

Courrier de Brabant, rAmi du Peuple . I Orateur du Peuple le Pot note fraufa», les Annales patriotiques , les Révolutions de Paris , le I ieux Corde iu .eu- , eu Je ces journaux avaient un tirage considérable. Au début meme e a c le Courrier de Provence , de Mirabeau, le Pieux Cordc/ier, de Dcsmoul.ns, I Ann du

LA PRESSE fonUan. du

Peuple, de Marat, tirèrent à dix mille et meme au-dessus, chiffre considérable à cette époque. Pour quelques numéros, les Révolutions de Paris, rédigées par Loustalot, le premier journaliste du temps, furent tirées à « deux cent mille ». Pendant la Révolution, la presse fut complètement libre. La Constitution de 1791 avait inscrit au nombre des Droits de l’homme, la faculté pour tout citoyen de faire imprimer et de publier scs opinions. L’article 1 1 était ainsi conçu : ■■ La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de 1 homme. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l abus

de cette liberté dans les cas prévus par la loi. » - - La liberté de la presse, avait dit

Mirabeau, a le même caractère que toutes les autres libertés. Elle est de droit naturel La loi ne fait que la protéger et ne la diminue pas. « Au lendemain du 18 brumaire, le gouvernement consulaire édicta une série de mesures restrictives qui, en réalité, n’était qu’une confiscation de la liberté de la presse au prohi du futur empereur

BONUONMènr. a la ouillotine celle imcription - . El In g» rdc »jui teille nu* I tanière* du I.nuvrc n'eu Je fend pu. no» nu». •

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