‹ La Révolution FrançaiseChapitre 169 sur 303 · L’INSURRECTION DE LA VENDÉE · texte numérisé non relu

L’INSURRECTION DE LA VENDÉE

La vraie cause de l'insurrection de In Vendée fut le refu» du cierge de se résigner à In perte de scs in ju u privilèges et A la sécularisation de scs biens. Il n’en faut pas chercher d'outre. Alors que les prince* et le» chef» des émigré» soutenus pur la reine et s.i faction agissaient auprès des souverains etrangers pour les déterminer à une invasion, les prêtres tr.vvaill. lient sur place, ou cceur même de la patrie, qu'ils allaient déchirer de leurs propres mains. Et, avec une science implacable. Ces homme», voué» par la nature de leurs fonctions à la pais, préparaient la plus cruelle des guerres fratricides. « On vit ainsi deux fanatismes aux prises, dont l'un renfermait une religion antique, et l'autre une idole de liberté qui attendait tout de l'avenir. • Edgar Quinct .

Oc fut In lutte du Te Deuni contre la Marteilhne.

Vers la fin de 1791, un aventurier royaliste, le marquis de La Rou trie, agent des émigré», se rendait en Vendée et en Bretagne où, muni de plein» pouvoirs par les princes, il entrait en rel liions avec les noble» du pays et les prêtres non insermentés, et organisait une vaste conspiration, qui *c manifesta bientôt par divers soulèvements partiels. Ce fut le début île la terrible guerre. Mai» l'explouon vs'O ’1 eut lieu après l'exécution de Louis \V( et le décret de la Convention pour la levée extraordinaire de» trou cent mille homme» nécessaire* à la de’fensc de la patrie de tous côtés menacée. « La France en péril appelait tous scs enfants à sa défense; la Vendée répondit en s'armant contre la France » l es principaux chef» de l'insurrection, tous hommes de grand Courage et parfois de réelle valeur militaire, étaient : Cathclincau, d'Elbéc, Stotlk-t, Supinnud, Charclte, Bunch, mips, Lescure, de La Rochejaquclcin, de Suranné!, de Frotté, de Marignv, Cadoudal, etc.

En avril 1-93, la Vendée, la Basse-Vendée, le Bocage, l'Anjou, la Loire-Inférieure... c aient en feu. C'e'taicnt de» combats de chaque jour, que la configuration du P*ys. essentiellement propre à une guerre de résistance, rendait souvent fuvorablcaux insurgé». D'autant mieux que toutes le» troupe» étant en ce moment aux frontière», üsn'uvnicnt guère à lutter que contre quelques compagnies de gardes nationaux. Apre* le* abominable» massacre* de Mnchocoul, qui dépassent encore en horreur ceux de septembre, et auxquels présida un comité royaliste, le trop fameux Souchu, créature et ami de Charcttc.cn tête, la physionomie de la lutte changea complètement. Bnuchnttc, ministre do la guerre avait envoyé sur les lieux un de scs propres adjoint». R«n- »in qui, d’accord avec Berthicr, le futur chef d'étatmajor de Napoléon, proposeront Porgnni«ation d'une seule armée sous un seul commandement, et qui devait pousser les rebelles devant soi, du nord au sud, en les isolant de la Loire, et en le» acculant & la mer. La réalisation de ce plan ne devait réussir que bien plu» tard. Jusqu'au siège de Nantes, où commandait Cnnclnux, et ù In mort de Cathclincau (le 39 juin) ce furent de continuelles rencontre* entre les troupes républicaines et les troupes royaliste», rencontre» où »

Généralissime des Vendéen». Né J Dre»dc

connaissance du pays, et à leur habileté a dresser de» embûche*, eurent souvent I avantage battit le* républicains h Bcaupéau et i Vi hiers; La Rochejaquclcin, aux Aubiers. Bientôt les

s dernières, gnice surtout à leur parfaite

D'Elbéc géant)

révolté* la Collection du Cabinet des Estampe».

s'emparaient de Saumur, malgré l'héroïque défense de Coustaud. de Santcrrc cl de Mvn u. qui ne disposaient que de peu de troupes. Dans cette action, le représentant Bouchotte m battit commo un lion: il »ut un cheval tue sou» lui. l'n jeune lieutenant lui [H donna le sien, c'était Marcc iu qui. six moi» plus tard,

jM devait écraser l'insurrection au Mans. Apre» avoir

échoue »<>u» le» mur» de Nantes, l'armee vendéenne conduite par J’KIbéc qui axait succédé à Cathclincau, »< reforma a Cholet et marcha sur Chfttillon où clic battit Wcstcrmann. I.a Convention et le comité de Salut public résolurent d'en finir. Rossignol et Cinclaux curent le commandement général de l'armée républicaine, avec de» ordre» de répression terribles, impitoyables. Kléber servait sous le» ordre* de C mclaux. Ce dernier disposait aussi du formidable noynude l'armée Je Mayence qui. enverra de la capitulation de Cette ville, 11c pouvait servir durant un an contre l'ennemi. Parmi le* ordres donnés à Caudaux par le comité de Salut public, figuraient ceux de : brûler le* bot», le» cncl»*, couper le» récolte*. .. » C'était comme l'explosion de Ij colère nationale. • Bientôt le double commande- ■ ment appartenait au général I .échelle», soldat médiocre.

\mai.» qui eut le bon esprit de laisser le génie militaire Je Kléber agir en pleine liberté. Le 17 octobre les Vendéen» subissaient une terrible défaite h Cholet. Deux de leur* meilleurs chef», et sans contredit ceux dont le souvenir doit être le plus respecte, d'KP'ée et Bonchamp», v étaient blessé», le second mortellement. La grande armée catholique refoulée sur la rive droite Je la Loire, ‘ou* commandement rabattit -or le M in . îprè troît -1 ot 1 furieux combat*. Elle fut écrasée le lî décembre par Marceau, charge du commandement par intérim. C'était le coup mortel. L'indomptable La Rochejaquc- Icin réussit è ramener le* débti* de son ormée vert la Loire. Mai* bientôt, ce qui restait de la grande armée vendéenne était anéantie à Savenay. La Vendée était vaincue par la France et la Révolution. Toutefois, maigre la mort de» grand* chef», des Cathclincau, des d'Elbéc, de* Bonchamps.de» Lmcurc. litivurrcciion persista encore sou» U forme hideuse du bnganJagc. avec les Charclte, les StolFUl, le» Bernard de Marignv, le» Cadoudal, les de Frotté, le» de Puysaye, le» Somhrcuil, le» Catterouu, le» de Bnurmont, le» Toillcfcr, Us Boisharxly... Après des péripétie» diverse», des trêves violées par lc* royaliste» et Je' combat» sanglants. Hoche à qui avait sic confiée la mission importante d'écraser définitivement le mouvement, parvint, après sa victoire de Quîheron, a achever par sa douceur et sa fermeté, la pacification de U Bretagne et de la Vendée- Sou» le Consulat, de nouveaux troubles *c produisirent en Vendée, en Itrcugnc et en Normandie, sous les instigation* de d'Autichamp, de de Bourmont et de Cadoudal. Mai* une série de défaites successive* des chcl* insurgés, amena le traité de pacification de février (1800).

Tel est le résumé trop succinct de l'histoire d'une

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