LA « MONTAGNE
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I-a rencontre des deux flottes eut lieu le 1 3 prairie I à neuf heures du mutin, en vue.de Brest. L'une de ces flottes avait été armée et mobilisée pour assurer I entrée » Brest dun convoi de vivres impatiemment attendu, l'outre pour lui en interdire l'accès. l.e vaisseauamiral la Montagne joua aussi dans cette terrible journée un rôle héroïque, bien que i»"'"' légendaire que celui du Vengeur. • Ce vaisseau, écrit Moreau de Jonnés, un de» témoin* oculaires de cette lutte épique, fut le premier et le dernier au combat; il re<ut trois eents
boulets dan* ses flancs et dans sa flottaison; il eut trois cents hommes tués ou blesses, dont div-huit officiers. Son capitaine, M Heure, perdit la vie, et il ne lui resta apres la bataille que cinq lieutenants ou enseigne* capables de continuer son service. Il combattit doiuc ou quinre vaisseaux ennemis, et il résista courageusement \ sept, qui l'attaquèrent simultanément, etc. • — Cette Gravure, exécutée d'apres un tableau de A. Mayer, fait partie delà Collection du Cabinet des Estampes.
LES SOLDATS DE LA RÉVOLUTION
CONÿlKTE DK LA HOLLANDE n une IIUingri|iliic de Ilaffcl 'Collection du Cabinet de» Etlani|.ct
Au commencement du terrible hiver de 1704. Pichcgru, a In tète d’une armée mal nourrie, mal vêtue, mai» une véritable armée de héros, qui vupport.nt gaiement le» plu» grande» fatigue», marchait ver» le quartier général du prince d'Ornnge, établi à Gorcun, nu delà du Wahul. I.e thermomètre marquait 20* au-destout de ICr.>, et la plupart des soldat» étaient pied.» nu». .. En moins de deux moi», lu Hollande entière était joumisc. Infanterie, artillerie,
cavalerie, tout marchait au pa< de course, franchissant rivière», cuves et bras de mer, avec une telle rapidité que les commissaire» »c la Convention nvnient peine à suivre le* troupe». «
Pied» nu*. ,un« pain, »..urds aux lâche» alarme», fou» & la gloire, allaient du même pn».