JOURNEE DU ■" PRAIRIAL
Pendant celte *éane« fumeute. Homme, Goujon, l>u.ue.noir,«ntrain.iparlrtir gieete»
nnture, «..yiren, de ptopo.er des meure, de eonetlt.tton « «*■>»
Je. patriote* qui «ncombmieu. eneore le. pntoo., rn d.m.nd... le r.pp.l du diput.» « e, le Changement de. Connté*. e, en pm*.»». *2
comité de Sflreld générale envahi per le. rceenonnmr,. .1- - ejle eouraee de
.«luirent ee. proportion, furent le .ipn.l de la iperte e oeuug ^ eUmyee
le» formuler nu milieu de la tempetc, et. quelque j p
nremit .. rcvunche en votant l'arrestation de Romrae, de Goujon, de Soubrany.de Duquesnoy. de BourbottC et d« quelques autre. Montagnards intrépide! dont elle redoutait l'cnergie révolutionnaire. . .
Cependant U foule ne quitta rA.semblee que ver» le. du heure, du soir. epui.ee rar le. fatigue, «t le. émotion, de U journée. Elle fut rcpou»»ec san» peine par le. bataillons de. sections réactionnaire» de la Buttc-dcs-Moulins et du quartier Le Pelletier, qui a. aient été consignes depuit le matin.
LES. DEPORTATIONS
Le flot de la réaction montait toujours depuis la chute de Robespierre.
Bientôt l'Assemblée où dominait les Fréron et les Lecointre, nommait une commission pour examiner la conduite des membres des anciens comités et, le 12 ventôse, le rapporteur de cette commission, Saladin, présentait des conclu sionsquifurentadoptées.
En conséquence : Billaud, Collot, Barèrc et Vadier furent condamnés à la déportation à la Guyane. L’Estampe ci-contre représente les condamnés franchissant en voiture les barrières de Paris au milieu de rassemblements de patriotes que la réaction thermidorienne a exaspérés, et qui cherchent à disperser l'escorte et à délivrer les prisonniers.
Barèrc demeura dans la prison de Saintes. \ adicr réussit h se cacher provisoirement. Dans sa défense, Collot d'Hcrbois avait dit cas fieras paroles : Nous avons fuit trembler les rois sur leurs trônes, terrassé le royalisme à l'intérieur, prc'paré lu pais par la victoire. Qu'on nous condamne! Pin et Cobourg auront seuls à s'en féliciter. » Billaud et Collot d'Herbois
lurent transportés A Cayenne. Collot y mourut le S janvier 1796, d'une fièvre cérébrale.
Billaud supporta son exil avec une mû le fermeté.
On lui donna pour résidence Sinnamari, où il se livra avec ardeur A la culture et û l'élève du bétail. Sa robuste nature triompha de l'insalubrité du climat. Quand le général Bernard lui porta le décret d'amnistie rendu par les consuls en faveur des déportés, il répondit : Je sais que les consuls romains tenaient du peuple certains droits; mais le droit de faire grâce que s'arrogent les consuls français n’ayant pas été puisé A lu même source, je ne puis accepter l'amnistie qu'ils prétendent m'accorder. - Malgré les prières du gouverneur, Billaud demeura inflexible, e tous les déportés, il fut le seul à refuser la grùce. Lors de l’avènement des Bourbons,
1 'Sc rcnra ù Port-au-Prince 11 mourut le 3 juin 1819. Alexandre Pétion, alors pré- SI cm de la République d'Haïti, entoura d égards le vieux conventionnel jusqu'à scs derniers moments.
t*'»|iri» un deuin île Cirardet.