PASSAGE DU RHIN
PASSAflE DU Mil» PAH LES FRANÇAIS
Pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire, bien des bâti» es »« <■ 1
bords du Rhin, et bien souvent les troupes française», en marche pour cur» 01 ^ ,
lion» 2k travers l'Europe, franchirent ce llcuve frontière. Ici on peut voir nos soupe • le Rhin sur un pont de bateau ,1c 5 septembre .79», sou» le, ordre, des généraux Lefevre flirt,
Grenier, Championnat, Legrand et Tilljr, rassemblés »ou, le commandement général de Jourdan, le vainqueur de Pleuras. L'ennemi qui ,e trouvait de l'autre côté du fleuve, opère sa retraite, nous abandonnant sept pièce» de canon après un léger combat, où nous perdîmes seulement deux cents hommes.
EXÉCUTION DE CHARET7E
EXÉCUTION UE CIIAIIF.TTB
Malgré le» défaites subie* par son parti, dont presque tous les élus s'étaient fait tuer ou avaient été fusillés, Charette tenait encore la compagne à la fin de l'année de 1795, semant la terreur sur son passage, et rendant son nom de plus en plus odieux, meme à scs partisans. Son camp était un lieu de débauche» et Savin, son lieutenant, disait ù sa femme : .. Je crains moins pour toi l'arrivée des bleus qu'une visite de Charette. » Découragé par les fallacieuses promessesdu comte d'Artois, qui lui annonçait toujours un débar¬
quement de troupes anglaises et d'émigrés sur les côtes de Provence, il écrivit au comte de Provence In lettre où se trouve la phrase fameuse : . Sire, la blcheté de votre Irerc a tout perdu. . Puis il se jeta de nouveau en désespéré dam la lutte. Il ne tarda pas à être fait prisonnier par le général Travot, après n\oir S te blesse au combat de la Prelinicre. Conduit à Nantes, il fut jugé par une commission militaire, condamné 5 mort et fusillé le au mars 1796, sur la p ace tarmes. Il commanda lui-même le leu et mourut avec un grand courage.