EMEUTE SUR LA PLACE LOUIS XV
LES BUSTES DE MM. D0BL1ÎANS F.T NECKEIl PÛMES A LA PLACE LOUIS XV, LE 12 JUILLET 1789 D'opris un dessin de Prieur, g rnt par Itrrlheolt.
Cherchant de toutes façons à manifester son mécontentement au sujet du renvoi du ministre populaire, la foule s’empare, au cabinet des ligures de cire, du buste de Nccker et aussi de celui du duc d'Orléans, et se dirige vers la place Louis XV (aujourd’hui place de la Concorde) portant les deux effigies en triomphe. Elle est bientôt rejointe par un escadron de dragons qui fond sur elle, la disperse il coups de sabre et brise les bustes. On peut voir dans
cette estampe la statue de Louis XV que la Révolution arrachera bientôt de son piédestal. Cette statue, œuvre de Bouchardon, fut érigée le 20 juin 1703. Les libelles les plus sanglants circulèrent à l’occasion de l'inauguration de la statue et les quatre Vertus qui ornent le piédestal, donnèrent lieu à l’allusion suivante :
Oh! la belle statue! Oh! le beau piédestal!
Les Vertus sont ù pied, le Vice est it cheval.
Nou» aurons bientôt l'occasion de nous dtcndre longuement sur cette granJc figure, et d’en produire diverse
ACTION ENTRE nOÏAL-ALLEMAND ET UN DÉTACHEMENT DES GARDES FRANÇAISES EN FACE DU DÉPÔT, LE 12 JUILLET 1789 D'tprts uu Jc*»in de Prieur, grovO par OvrlbouH.
Les gardes françaises qui avaient définitivement fait cause commune avec le peuple, rendus furieux à la nouvelle du sang versé aux Tuileries et sur la place Louis XV, s’échappèrent en armes de
leurs casernes, coururent aux soldats étrangers, et ayant rencontré un détachement du régiment de cavalerie de royal-allemand, le mirent en fuite et lui tuèrent plusieurs hommes.