MARCEAU
NK A CHARTRES le «-man. 1760
BLESSÉ MORTELLEMENT A HOESBACH le as septembre 1796.
Voici, textuellement reproduite, la légende explicative qui accompagne ce portrait : « Marceau, né à Chartres, soldat à seize ans, général à vingt-trois ans, mort à vingtsept ans. Général en chef de l’armée de I Ouest, il défit les rebelles au Mans, ù Laval. Général de division aux armées des Ardennes et de Sambrc-et-Meusc, dont il commande l'aile droite, il fut vainqueur à Flcurus, sur l’Ourthe, la RoCr, dans le Hundsruck. Il s'empara dcCoblcntz (le i3 octobre 1794). Blessé mortellement à Hocsbach, il mourut le 22 septembre 1796, à Altenkirchen, environné des généraux de l'armée autrichienne, qui lui rendirent dans leur camp les honneurs funèbres.
Le jour que l’armée française déposa son corps au fort de Petersberg, IA ses frères d'armes lui ont élevé un tombeau, monument impérissable de sa gloire et de leur amitié {sic), »
L’indication suivante fait suite i»
cette légende : « Il est représenté ici dans le fort qu'il venait d'enlever et d’où il commanda l’attaque de la ville de Coblentz. Il est peint avec l'uniforme qu'il portait le jour où il fut blessé à mort. »
VU lu. F. A O
i Collet lion ilo Cabinet d*» E»Ump«.)
Bien que cette légende abonde en renseignements de toutes sortes, nous croyons devoir la compléter en ajoutant les quelques lignes suivantes :
Parmi les grandes figures de la Révolution, où, comme on l’a dit fort justement, les héros encombrent l'histoire, celle de Marceau brille d’un éclat légendaire et que lien ne peut ternir. Son père, procureur au bailliage de Chartres, voulait faire de lui un avocat. Mais à la carrière du barreau le jeune homme préférait celle des armes, et il s’engageait il seize ans dans un régiment. l-a Révolution le prit tout entier. Il fut parmi les vainqueurs de la Bastille et, le lendemain, il était nommé instructeur de la garde nationale de Chartres. A partir de ce moment il fut de toutes les guerres, toujours au premier rang, entraînant ses soldats par la puissance de son héroïsme. 0 Courte, brave et glorieuse fut sa jeune carrière, dit lord Byron dans des strophes immortelles, ses pleureurs furent deux armées, scs amis et scs ennemis. »
.. Je n'ai connu, dit Kléber, aucun général capable comme Marceau de changer avec sang-froid et discernement un plan de campagne sur le terrain même. •
L.a mort de Marceau a été souvent reproduite sur la toile. Aujourd’hui encore elle sert de sujet ù bon nombre de peintres. Le beau dessin de Le Barbier, que nous reproduisons plus loin, est une des meilleures œuvres d’art inspirées par la mort de l’héroïque soldat.