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D’ABOUKIR

Horace Nelson, un des plus célèbres amiraux anglais, naquit à Burnham-Thorpe, comté de Norfolk, le 20 septembre 1758, tué au combat de Trafalgnr le 21 octobre i8o5. A trente-huit ans, Nelson comptait cent vingt combats. On peut faire de sa vie si mouvementée et si orageuse deux parties, celle où soldat glorieux, marin de génie, il servit sa patrie et celle où, aveugle amant de la belle lady Hamilton, femme de 1< >rd Hamilton, envoyé de Saint -James ù la cour de Naples, il fut

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l'instrument de toutes les intrigues de sa maîtresse à la cour corrompue de Ferdinand IV et de Marie Caroline (Voir pour plus de détails Y Histoire de Nelson , publiée par E -D. Forgucs). Nelson porta un coup terrible à la marine française à Aboukir, et il en détruisit complètement la puissance à Trafalgar le 21 octobre i8o5). L’intrépide capitaine paya d’ailleurs de sa vie cette dernière victoire. Il fut blessé mortellement d’une balle partie du vaisseau français le Redoutable

Ce terrible combat d’Aboukir eu fertile en glorieux épisode*. La mort de l’infortuné Brueys, qui commandait In llottc française, fut héroïque. Blessé h sept heures h la tête et à la mnin et couvert de sang, il refusa tout secours et continua h donner de» ordres. A sept heures et demie il avait la cuisse gauche emportée. Il rclusa de quitter son banc de quart sur lequel il mourut.

Casablanca, capitaine de pavillon de Bruevs, à bord de l 'Orient, fut tre» grièvement blessé & In tête. Son jeune lil* âge de dix ans se jeta sur son corps sanglant. Des matelots voulurent l'emmener : • Non, non, éù-il , je veux mourir avec lui •.

Dis minutes nfres, le feu gagnait ki soute aux poudres, et i'Orienl sautait avec tout son équipage.

Pui» ce fut un grand silence de mon Mai* bientôt le combat reprenait avec acharnement. A bord du Franklin le capitaine Blanquet du Chayla, évanoui ù In suite d'une horrible blessure h In tête, venait Je reprendre *e* sens : .. Pourquoi ne tire-t-on plus1 avait-il demande.

— Nous n'avons plus que iiois canons en éiat, lui uvnit-on répondu.

— th bien! tire* toujours, s'ctuil- 1 ^cr‘é le dernier coup de canon Feui cire celui qui nous rendra vie lorieux. »

Et cet héroïsme d'Émérian, commandant du Spartiate, qui a ncut pieds d'vnu dans sa cale et sur le rom duquel s'amoncellent deux Ccnt vingt morts et mourants.

jriTur» îlleoivrujo

COMBAT NAVAL UABOUKUI. —

D'Éménan a lui-même le bras casse.

S<>n épcc est tombée de scs mains, mai* Nelson U lui rend avec ces mots ; • Garde X-la, vous «tes trop digne de la porter • Et ceue mort sublime d'Auber I iKipetit-Thouar*, capitaine du Tonnant, l'n boulet lui emporte le bras droit : «Vive la République' • s'ccric-t-il. l'n second boulet lui emporte le bra* gauche : a Vise II République' Camarades, au f«u 1 •• reprend-il encore. Et ce «ri sorti de ce tronçon d'homme sangla .t, où brûle une âme de hcro», est répété par tout l'équipage enflammé d'un délire patri tique I n troisième boulet lui enlève la jambe. On le porte d.m* un baquci plein de *on : • Jurer, dit-il, de ne pas amener mon pavillon. Jures de couler ba* plutôt que de vous rendre. J»tci mon corp»

a la iner si le* Anglais se rendent maître du vaisseau! « Et bientôt âpre» il meurt, et le corp* mutile de Dupent- 1 hou. os sa rc|omdrcau fond de l'Océan celui de Brueys.

Cette gravure est accompagnée de la légende suivante :

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