ASSASSINAT DES PLÉNIPOTENTIAIRES FR
ANÇAIS, A RASTADT
La délibération du Congre» de Ratudt (1707» 17*9) K prolongeait indéfiniment. cl no» troi» plénipotentiaire», Dcbry, Roberjot et Bonnier, voyant chaque jour leu» corre»f n interceptée et ne se sen ont pas libre» au milieu de» troupe* autrichienne» menaçantes, erure «levoir interrompre le» deliberation» et reprirent la route de France. » étaient a P* quelque» heures de Rustndt qu ils furent entourés par une troupe de hussards au ru
qui se ruèrent sur eu* le sabre h la main. Roberjot c*t massacré dans le* bras de femme, B .nn.er est tue »ur place. Debry, laisse pour mort, peut, à la faveur de la nuit, échapper au* assassin», et »e traîne couvert de boue et sanglant ju»quc chc* M. de Oocrta, ministre du roi de Prusse, qui I accueille et lui prodigue les soin» les plus empressés. — Cette Gravure d'Iielman appartient è la Collection du Cabinet de» Estampes,
PORTRAITS
JEAX-AVrOIXE-JOSePII DKIIIIY Miniure plcnijv.ienri»ir* «le la République, à Rattadi. Portrait de Utarlirt, «igarllr de Duplctilt-lli-rtaux.
Voici un des fragments de la note indignée que publia le Directoire, après I abominable attentat de Rasiadt : n ... Le (3 floréal (28 avril), à sept heures du soir, le colonel du régiment de Szeklers fait déclarer par un capitaine au comte d'Aibani, ministre directorial, que la légation française pouvait quitter Rastadt avec sûreté... Mais à peine la légation était-elle sortie de la ville, quelle est entourée par un détachement nombreux de ce meme corps, dont le commandant venait de promettre toute sécurité. On arrête les voitures, on fait descendre le citoyen Jean Debry qui était dans
la première et on lui demande : u N ‘êtes-vous pas Jean Debry? Oui,
répondit-il, c'est moi qui suis Jean Debry, ministre de France. » Il tomba à l’instant percé de coups. Les citoyens Bonnier et Roberjot sont de même interrogés. Ils se nomment; on les tue. Roberjot est massacré dans les bras
de son épouse. Le crime 'consommé, les papiers de la légation sont enlevés et portés au commandant autrichien. A ces détails fidèles, qui peut méconnaître la préméditation de cet assassinat et son premier auteur? Sans doute un tel sacrilège ne recueillera que l'infamie et l'exécration et, au défaut même d'un autre châtiment, l'histoire réserve un supplice à ceux qui s en sont rendus coupables... » — Au conseil des Cinq-Cents, les sièges que devaient occuper les deux plénipotentiaires assassinés restèrent vides Lorsqu’à l’appel nominal, le secrétaire arrivait à leurs noms, cette scène impressionnante se reproduisait invariablement; les citoyens des tribunes et tous les représentants se levaient : « Assassinés à Rastadt! ». disait le président, et les secrétaires répondaient : « Que leur sang retombe sur les auteurs de l’horrible massacre I ».