‹ La Révolution FrançaiseChapitre 274 sur 303 · LA MALMAISON · texte numérisé non relu

LA MALMAISON

VUE OfiSÊH.SLE Lie LA MALUAISOX. ES 1799

On peut dire que La Malmaisan fut le berecau de la proïperitc de Bonaparte,*! ans» le tombeau de «a gloire. Ce fut U que, couvert de lauriers, le héros vint se reposer au lendemain de ses premières victoires. C'est dans ce Trisnon consulaire que , «coulèrent le. plus belles heures de sa vie, les quelques heures calme. Je son csistcnce tourmen . ce fut li aussi que définitivement vaincu, il vint, prisonnier volontaire, attendre ordre de partir pour Rochcfort. Si nous parlons de celte demeure historique, c est que (<t ,e sera là un déplorable événement) l'avide et brutale spéculation va icntot ,#n* ° '

faire disparaître sous le coup de pioche du démolisseur, et nous avons cni ** ,

le souvenir dans quelques images où cette cclibre demeure est repr sen ® ? -

sa splendeur et de son abandon |i). Disons aussi, pour l édt .** 0„c ce vieux

pour la plupart, n'ont jamais fait le pèlerinage si suggestif de L* • '? p n, ,ur

château, aujourd'hui lamentable ruine, est situé à troue kilomètres à pe.ne de Par..,

s et composées quelques jour» avant l'acquisition, par M. Oùrit, Ju

la route de Saint-Germain. Le nom du village de La Malmaison provient, dit-on, de l'inrasion des Normands au IV siècle. Les pirates y ayant séjourné quelque temps, et leur présence ayant été Intalc nus alentours, le nom de .Va/a manii'o resta à la localité. En ■ a|, Malmaison n'était pour ainsi dire qu'une grange dépendant de la commune de Hucil. Au XIV* siècle, on voit ce tief rendre hommage a l'abbaye de Saint- Denis Puis clic devient successivement la propriété d'un conseiller au Parlement de Paris du nom de Perrot, de la famille üarentin, du contrôleur général de Séchellcs, de M- Harcnc. qui y attira une société de lettrés et de philosophes, et de la famille de Coulteux, qui en était propriétaire à l'époque de la Révolution. En 1798. Joséphine de Bcauharnais, devenue I, citoyenne Bonaparte, acheta à M- Coulteux la terre de La Malmaison, moyennant 160,000 francs. — Après Waterloo, La Malmaison devint la propriété du prince Euitènc. puis du banquier suédois Hagucrmann, auquel la reine d'Espagne, Marie- Christine, l'acheta îoo.ooo francs. Enfin en 1861 Napoléon III In racheta au prix un 1 peu excessif de 1.600,000 francs. - Cette Gravure appartient à la Collection du Cabinet des Estampes.

Page 1