BRUNE, MARÉCHAL RL FRANCE (17C3-I8I
Ce portrait Je Levachez est accompagné de la IcgcnJc suivante : « Depuis le commencement de la Révolution, l'aristocratie des cantons suisses faisait une guerre sourde à la République française. Le» sénateurs de Berne crurent enfin pouvoir faire éclater leurs intentions hostiles, lors du passage d'une partie de l'armée qui revenait d'Italie; le général Brune fut obligé de repousser la force par la force; il s'empara des villes de Soleurc et de Fribourg, et battit les Bernois dans cinq batailles successives. La campagne se termina par In mémorable victoire de Moral. Le 1 5 ventôse an VI, le général Brune entra triomphant dans Berne. Des ce moment, l'oligarchie des patriciens de la Suisse fut anéantie et la république helvétique s'éleva sur ses débris. •
Ajoutons k cette légende quelques lignes biographiques sur cet illustre et infortuné soldat. Brune embrassa avec enthousiasme In Révolution. Il etnit alors etudiant en droit. Il fut, avec Danton, un des principaux fondateurs du club des Cordeliers. Il entra ensuite dan» le* armes, conquit tou» ses grades par des action* d'éclat, et peut être considéré comme un de» meilleur» généraux de la Révolution et de l’Empire. Pendant In seconde Restauration, ù I cpoquc où la Terreur blanche sévissait dans le Midi, le» royalistes d'Avignon, sachant que l'ami de Danton, que l'ancien volontaire de 9», que le conquérant de la Suisse, que le vainqueur de Bergen, était de passage dans leur ville, ameutèrent contre lui la populace qui le massacra lâchement et jeta son cadavre dans le Rhône.
ENTRÉE rntOMPUALB RES FRANÇAIS COMMANDÉS PAR LE GÉNÉRAL IIRUNE, DANS BERNE Le t5 ventôse, an VI ,1c la République, un destin de Girantel, prasf pnr lt, rlhauU (Collection 'du Cabinet de» Estampa*)