MARCHE DU PEUPLE SUR VERSAILLES
UAnCIIE DE LA CARDE NATIONALE DE PARIS, POUR ALLER A VERSAILLES. LE 5 OCTOIIRB 178!) D'tprts un croquis «njnitl lu rrejao, d« IVpoqv* (Cabinet de« EiUm|«-».|
Dans cc banquet des gnrdes du corps, naïvement représente dans la page pre>.ei ente, par une estampe populaire, et où parurent le roi et In reine, qui portait dan* ses bras e hiupim, les propos les plus insensés furent proférés contre In Révolution, et pour comble d inso crue, lu cocarde tricolore fut foulée aux pieds et la cocarde blanche attachée A tous les chapeaux A In nouvelle de ces bravades et de ces insultes, le peuple affamé cl furieux courut a I Hôtel de Ville en criant : ■ Du pain! Des armes I » Puis une multitude considérable, presque entière¬
ment composée de femme* et conduite par Maillard, l’un de* vainqueurs de la Bastille, se dirigea en traînant des canons, sur Versailles. lin meme temps les soixante bataillons de la garde nationale conduits par La Fayette lui-meme, qui avait vainement tenté de se dérober A leurs sommations menaçantes, s'ébranlaient, au milieu d'une masse confuse de peuple, A la suite de la colonne de Maillard. Le but de cette foule était de punir les garde» du corp* de l'insulte faite A la cocarde nationale et de ramener le roi et lu reine A Paris.