THÉROIGNE DE ME RI CO U RT
ncToi:n ni: vbm'jiii.ibs
D'ifirrt un rro|tni ongiatl la <ra<on, Je IV|>oqur
Nous ne pouvons mieux faire que de reproduire ici le brillant portrait qu'a trace Michelet de cette fille étrange, qui jotft» un véritable rôle au début de la Révolution, et surtout pendant les journées d’octobre. Car elle fut, avec Maillard, le véritable chef de l’armée féminine en marche sur Versailles. n ... C'était la jolie mademoiselle Théroigne de Méricourt, une Liégeoise, vive et emportée, comme tant de femmes de Liège, qui firent les révolutions du XV* siècle, et combattirent vaillamment contre Charles le Téméraire. Piquante, originale, étrange, avec son chapeau d’amazone et sa redingote rouge, le sabre au côté, parlant ;i la fois, pêle-mêle, le français et le liégeois... on riait, mais on cédait... Impétueuse, charmante, terrible, Théroigne ne sentait nul obstacle... Ayant envahi ce pauvre régiment de Flandre, elle lui tourna la tête, le gagna, le désarma si bien qu’il donnait fraternellement ses cartouches aux gardes nationaux de Versailles... » — Rien que ce portrait
rtvol^^irc nvani un *. 1 I. Salure. Ce —
caractère de vérité que nous ayons réussi à découvrir, malgré nos nom rcuscs
recherches dans les collections de l’État et les collections particulières. Il en existe bien un attribué à Grcuzc, mais nous avons cru devoir renoncer a reproduire ici cette pièce d'une authenticité plus que douteuse.
Théroigne de Méricourt prit une part très active à la vie politique en 1789. Elle se distingua a la prise de la Bastille, siégea aux Cordeliers. En 1 790 elle fut arrêtée à Liège, sur l’ordre de l'Autriche, et enfermée dans la forteresse de Kufstcin. en Tyrol. En 1791, Léopold, empereur d'Autriche, désireux de la connaître, la fit venir à Vienne et la mit en liberté. Il paya même, sur sa cassette, le voyage en poste, jusqu'à Bruxelles. De retour à Paris elle rouvrit un salon politique. Elle joua un rôle assez actif dans lu journée du 10 août. Mais bientôt scs opinions politiques se modérèrent considérablement. Elle fut même accusée de Brissotisme , et le tS mai 1793, saisie par les Tricoteuses ù la porte de la Convention, elle fut fouettée ù nu sur la place publique. La malheureuse en devint folle et fut enfermée n 1817. (Voir l'intéressante Biographie de Théroigne de Méricourt , par M. Marcellin Pcllet.)
TIIÉIIoir.NT. ne UCIUCOUIT
canton de I eruièrc», pri» Liège, » en 181;.
c gmufo IfiOnttnOi a I» manière noire.
coirrune sans hedoutk
Mo Je j de la Révolution.
(Cabinet de* E»Um(<» j
COIFFUIIB AUX CHAUMES DR LA LWBRT* Mode* de lu Révolution.
(Cabinet de* Eitampei.)