‹ La Révolution FrançaiseChapitre 84 sur 303 · DES · texte numérisé non relu

DES

ARMÉES DK LA DÉVOLUTION Soldat de* troupe* de Ligne.

L'insurrection du ao juin fut l'œuvre des Girondins, désireux de se servir de In multitude, pour arriver à la domination absolue des événements, et d'ailleurs tris justement irrités par l'opposition du roi à la formation d'un camp de vingt mille hommes sous les mur» de Paris, et au decret d'exil contre le» prêtres dissidents qui, par leurs prédications enflammées, excitaient à lu guerre civile les populations de l'Ouest et du Midi, alors que les troupes de Luckner, de Rochambenu et de La Fayette se repliaient devant l'Invasion menaçante. Non content de mettre son véto aux deux décrets, le roi renvoya le ministère girondin et le remplaça par un ministère fcuillont. L'insurrection du jo’juin. événement précurseur de la révolution du 10 août, prit naissance dans le faubourg Saint- Antoine, qui lança sur Paris plusieurs milliers de citoyens, ce rassemblement marcha en augmentant toujours de nombre vers le lieu des séances de l'Assemblée nationale. BientAt

cette masse populaire, toute hérissée de piques, et qui comprenait alors environ trente mille personnes, traversa la salle des séances, dans un défilé imposant, nu chant du Ça ira, et aux cri» de " Vive la nntion! vive les sans-culotte»! ù bas le vélo! u. Puis, conduits par Santcrre cl le marquis de Saint-Huruguc. les insurgés se dirigèrent vers les Tuileries, dont c» porte» leur furent ouvertes. I a foule inonda le château. Le roi fut entouré; un homme du peuple lui présenta au bout d’une pique un bonnet rouge, dont il se coiffa. La multitude applaudit. Mais malgré les instances réitérées du peuple, il refusa de rapporter ton veto au* deux décrets de l' Assemblée. Alun, la taule devint très menaçante, et clic ne consentit â *c retirer que sur le» supplication* de Pétion, maire de Paris, qui jouissait alors d'une grande cl,c nc blll,0'« d'ailleurs en retraite que pour préparer sa terrible revanche du

JOl’HXÉE «ÉWOIUIILB DU 20 JUIN 1792 dfnin ti«uU «i juin IT1U, j«r C. P. L., el jr»t< k IV.a-forlff pu Piaqntt.

Le roi, entouré d'une troupe de forcenés, parut Quelqu'un lui ayant dit : « Vous devez avoir bien peur ..

calme et tranquille.

— L’homme de bien.

répondit-il, n'a point de crainte. » Puis prenant la main d'un garde national et la posant sur son cceur : « Dites-moi s'il bat plus vite qu'à l'ordinaire? •

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