‹ La Révolution FrançaiseChapitre 86 sur 303 · LE 10 AOUT · texte numérisé non relu

LE 10 AOUT

Sou» le commandement gi5ncr.il du duc de Brunswick, dont 1 insolent manifeste exaspéra tou» le* patriote*, et accéléra la chute de Loui* XVI. au lieu de la prévenir. *o.»ante-dix mille Prussiens et soixante-dix mille Autrichiens, Hc»*oisei émigre*, marchaient »ur l'an* l ne midiible insurrection qui devait briier In royauté, répondit à cette terrible menace Je la contrerévolution. Le •» août, û minuit, le locim tonni »ur tou* le* point* de la ville, et la generale battu dan* le* rue*. L arrivée .1 Pari* d'un millier de fédère» Breton* et M o cillai*, ce* dernier» conduit» par Barbaroux, vint augmenter la force de l'insurrection. I.e» Tuilerie* étaient de c -

duc* par mille Suivie*, quelque» centaine» de gentiUhomme* et deux ou troi» mille garde* nat.

naux, qui ne tardèrent pa» d'ailleurs tourner leur» arme* contre le pai n.. °r»qu 1 * • PP que, Mandat, leur commandant en chef, devenu *u*pect aux insurge*, aval ce *

remplacé par Santerre. Le* Sui»«et ouvrirent le leu »ur le* orJre» de la reine (voir la déclaration de d'AIfry, officier de* Suisses). feu rendu tre* meurtrier par leur habitude du tir et la négligence du peuple à « abriter contre leurs coups. Bientôt le roi leur donna l’ordre de cesser le feu cl de *e retirer. Ils obéirent. Ce fut le signal du massacre, et la foule maîtresse du palais, se livra A tou* le* excès. Cette journée mémorable où tant de »ang fut verse, où de part et d'autre *c produiront tant d'acte* d'héroî*mc, marqua le triomphe de la Commune de Pari* sur l'Assemblée. Elle eut pour conséquence immédiate, la suspension de Loui* XVI, et la convocation de la Convention nationale, chargée de *tatucr sur le sort de la royauté. Un nouveau ministère girondin fut nommé dan» lequel figurèrent les trou ancien» ministres révoqués par le roi . Roland, Clavièrcs et Scrvan. Danton y fut adjoint, avec le portefeuille de la justice.

JOURNÉE DU 'o AOUT »792

Sur les conseils pressants de Rurderer, procureur syndic de la Commune, conseils dictés par un tris louable sentiment d'humanité, le roi et sa famille, au début de l'attaque des Tuileries, s'étaient réfugies à l'Assemblée nationale, qui s'exposait elle-même A la colère du peuple, en donnant asile A la I-'.i mille Royale. Comme In Constitution défendait de délibérer en

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fac-similé tic t'onnni: donné aux suisses de ciîsseu le feu, le 10 août (Gel écrit, tout entier, de la tnain de Louis XVI.)

Fait partir de la Coltrcllon d'Autographea dn Mus/* GarnasalrL

présence du roi, Louis XVI dut se réfugier avec les siens dans la loge du logotachygraphc (et non du logogruphe, comme il est dit presque partout), réduit de douze pieds carrés sur six d'élévation, situe derrière le fauteuil du président, C'est de cette place que Louis XVI rédigea sur un bout de papier les trois lignes ci-contre qui furent portées par M. d'Hervilly.

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JOURNÉE DU io AOUT 1792

PIIISE DU PALAIS DES TUILEIIIES PAIl LK PEUPLE DS PAIIIS, LE 10 AOUT 1702 (Ce tableau figura au Salon de 17g J.)

D'aprtt I* teblcaa d» DapIataU-BarUat (Muter <ts VcmfllM).

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