‹ La Révolution FrançaiseChapitre 88 sur 303 · SIEGE DE LONGWY · texte numérisé non relu

SIEGE DE LONGWY

D’aprt» une fUâmpe âllctntnde «nonjoie, 4t IVpoque.

Cette curieuse estampe qui, si ce n’était la modernité' des uniformes, pourrait être attribuée 4 un artiste allemand du quinziéme siècle, 4 un des primitifs de Bcmberg ou de Mayence, est accompagnée d'une légende explicative, dont voici la traduction littérale :

« Longwy, une très forte forteresse de la frontière, tut sommée par le général d’artillerie comte Clairfuit, le 21 août 1702 de se rendre. .Mais la sommation faite par un trompette fut repoussée. Alors la ville fut fortement bombardée le 22 et incendiée, par

quoi les assiégés se virent obligés d’arborer le drapeau blanc et de se rendre le 23, à 10 heures du matin. Sur cela les troupes alliées entrèrent vers midi avec musique et drapeaux déployés. La garnison de 2,636 Français eut l’autorisation de se retirer sans armes, les vainqueurs conquirent : 36 canons, 7,y3o cartouches, 5,454 balles, i2 mortiers, 3,5;o bombes, 6 morceaux de pierre, 12,000 obus, 415,000 livres de poudre, 69,000 livres de plomb, 2,000 sacs de farine. » — Cette gravure appartient à la Collection du Cabinet des Estampes.

La nouvelle de la capitulation de Longwy, que devait bientôt suivre celle de la prise de Verdun, au lieu d'abattre le courage du peuple de Paris, ne fit que l’enflammer. Redoutant le prochain investissement de la capitale par les armées coalisées, il se mit immédiatement en état de défense. La petite estampe, d’une exécution si naïve que

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