J. DE LAMA AU COMITÉ DE VIGILANCE DE LA CONVENTION NATIONALE
« Le 11 avril, trois commissaires de la section de la Fontaine de Grenelle s'étant présentés chez Joseph de Lama, chargé par intérim de la Correspondance de la Cour de Parme et lui ayant montré un ordre du Comité de surveillance de la Convention nationale, demandèrent à voir tous les papiers et ceux aussi de la Correspondance ministérielle. Les commissaires choisirentceux qui leur parurentsuspects; ces papiers sont, depuis cette époque, au dit Comité.
J. de Lama, chargé par intérim de la correspondance de la Cour de Parme, demande la restitution de ces papiers si la lecture en a été faite, ou bien qu'on mette un terme à ses inquiétudes en les lisant, ou en les lui renvoyant. Il se fonde d'autant plus dans sa demande qu'elle repose tout à la fois sur la justice et sur le droit des gens. Paris, 20 juillet 1793. »
JOSEPH DE LAMA AUX MEMBRES DU COMITÉ DE SURETE GÉNÉRALE DE LA CONVENTION NATIONALE
«Citoyens, le 9 avril, trois commissaires de la section de la Fontaine de Grenelle, en vertu d'un ordre du Comité de Sûreté générale de la Convention nationale, se transportèrent à l'hôtel du ministre plénipotentiaire de la Cour de Parme pour examiner les papiers de la correspondance ministérielle. N'y ayant rien qui fût contraire à la République française, je ne m'opposai point à cette visite. Au bout de
deux mois, j'appris que le citoyen Osselin avait examiné ces papiers. Je me transportai chez lui. 11 convint que toute ma correspondance avait pour but d'entretenir la bonne union entre la République française et la Cour de Parme ; il m'assura qu'il m'en ferait donner le certificat, en me rendant mes papiers. Il ordonna même, en ma présence, à un des Secrétaires du comité de le dresser.
La multiplicité des affaires du Comité empêcha qu'il ne fût donné à l'instant ; d'un autre côté, la confiance que j'avais en la loyauté française me fit mettre peu de vivacité à la suite de cette affaire, mais le décret qu'on vient de rendre contre les étrangers m'engage à renouveler la demande de la restitution de mes papiers et du certificat de ce qu'ils contiennent. Autrement, je pourrais être confondu avec les autres étrangers et l'on pourrait exiger vis-à-vis de moi l'exécution d'un décret qui ne peut certainement me regarder.
Joseph de Lama. »
Paris, 9 septembre 1793.