QUE RESTE-T-IL, EN 1802, DE LA RÉVOLUTION POLITIQUE
IS^apoléon a prétendu qu'en 180211 était si libre de choisir entre le catholicisme et la religion réformée, que la nation l'eût aveuglément suivi dans le choix qu'il eût fait *. Nous venons de voir le contraire; la France s'était déjà liée. Ajoutons que le catholicisme seul entrait dans le plan et la logique des desseins du général Bonaparte; s'il eût poussé la France à de profondes innovations dans la religion, il. eût été en contradiction et en révolte avec luimême.
Descendez au fond de sa pensée, vous verrez qu'il avait pour idéal l'empire de Constantin et de Théodose; et cette tradition, il la tenait de ses ancêtres, comme tous les Gibelins italiens. J'ai déjà montré ailleurs que c'était un
1. € On croirait difficilement les résistances que j'eus à vaincre pour ramener le catholicisme. On m'eût suivi bien plus volontiers si j'eusse arboré la bannière protestante.
« Il est sûr que sur les ruines où je me trouvais placé, je pouvais choisir entre le catholicisme et le protestantisme; et il est vrai de dire encore que les dispositions du moment poussaient toutes à celui-ci. ► Mémorial de Sainte- Hélène , t. v, p. 289.