LE NOUVEAU GOUVERNEMENT
raison justement — les revendications essentielles des cadets ayant été acceptées — que le Parti n’a plus jugé possible de poursuivre la controverse sur les divergences spécifiques de parti. Car les cadets savent que, dans les conditions actuelles, il ne restera pour les éléments doctrinaires du fameux programme du 8 juillet, que très peu de temps et de possibilité. C’est clair, semble-t-1l.
C’est clair, semble-t-il.
Il fut un temps où les Soviets créaient la vie nouvelle, en opérant des transformations révolutionnaires et obligeant le Gouvernement provisoire à fixer ces transformations dans des décrets et arrêtés.
C'était en mars-avril.
Le Gouvernement provisoire était alors mené en laisse par les Sôviets; 1l voilait de sa forme non révolutionnaire les dispositions révolutionnaires des Soviets.
Le temps est venu où le Gouvernement provisoire fait machine arrière, opérant des « transformations » contrerévolutionnaires, et les Soviets se voient « obligés » de Îles confirmer, sans mot dire, dans leurs filandreuses résolutions.
Maintenant le Comité exécutif central, ce représentant de tous les Soviets, est mené en lais$Se par le Gouvernement provisoire; 1l masque Île visage contre-révolutionnaire de ce dernier sous une phraséologie révolutionnaire.
Les rôles, évidemment, sont intervertis, et ils ne le sont pas à l’avantage des Soviets.
Oui, les cadets ont lieu d’être « satisfaits ».
Pour longtemps? C’est ce que nous montrera le proche avenir.
Rabotchi i Soldat, n° 3, 1917.