DISCOURS A LA SÉANCE DU COMITÉ CENTRAL DU 29 (16 OCTOBRE
(Procès-verbal)
Le jour de l'insurrection doit être choisi judicieusement. C’est ainsi seulement qu’il faut entendre la résolution. On prétend qu’il faut retarder l'attaque, mais il faut se rendre compte de ce que c’est qu’une attaque; l'augmentation du prix du pain, l'envoi de cosaques dans la région du Don, etc., tout.cela est déjà une attaque. Jusqu’à quand faut-il attendre que se produise une attaque militaire? Ce que proposent Kaménev et Zinoviev conduit objectivement à la possibilité pour la contre-révolution de s'organiser. Nous reculerons sans fin et perdrons la révolution. Pourquoi ne nous assurerions-nous pas la possibilité de choisir
le jour et les conditions, afin de ne pas laisser la contrerévolution s'organiser ? =
Passant à l’analyse des relations internationales, Staline s’attache à démontrer qu'aujourd'hui nous devons avoir plus de confiance. Ici, deux lignes: l’une s'oriente sur la victoire de la révolution et tient compte de ce qui se passe en Europe; l’autre ne croit pas en la révolution et compte rester seulement opposition. Le Soviet de Pétrograd s’est déjà engagé dans la voie de l'insurrection, ayant refusé de sanctionner le retrait des troupes. La flotte s'est déjà insurgée puisqu'elle marche contre Kérenski.
J. STALINE : Sur le chemin d'Octobre (articles, discours, mars-octobre 1917).
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