‹ La Révolution russe de 1917Chapitre 197 sur 252 · Le Comité central confirme que l’on ne sauraït re · texte numérisé non relu

Le Comité central confirme que l’on ne sauraït re

noncer à un gouvernement purement bolchévik sans trahir le mot d’ordre du pouvoir des Soviets, du moment que la

= majorité du IT° congrès panrusse des Soviets, sans exclure

personne du congrès, a confié le pouvoir à ce gouvernement.

4, Le Comité central confirme que l’on ne saurait, sans trahir le mot d’ordre du pouvoir des Soviets des députés ouvriers, soldats et paysans, engager des tractations mesquines pour adjoindre aux Soviets des organisations de type non soviétique, c’est-à-dire des organisations où ne se trouve pas volontairement groupée l’avant-garde révolutionnaire des masses en lutte pour le renversement des propriétaires fonciers et des capitalistes. |

». Le Comité central confirme que céder aux ultimatums et aux menaces de la minorité des Soviets équivaut à renoncer complètement non seulement au pouvoir des Soviets, mais aussi au démocratisme, car céder ainsi équivaut à la crainte de la majorité d’user de sa majorité, équivaut à se soumettre à l’anarchie et à encourager des ultimatums de la part de n’importe quelle minorité.

6. Le Comité central confirme que sans exclure personne du IF congrès panrusse des Soviets, il est entièrement disposé, encore aujourd’hui, à accepter ceux qui sont partis et à se coaliser avec eux dans le cadre des Soviets, que par conséquent les propos suivant lesquels les bolchéviks se refuseraïent à partager le pouvoir avec qui que ce soit, sont absolument faux. |

7. Le Comité central confirme que le jour de la formation du gouvernement actuel, quelques heures avant sa formation, le Comité central avait invité à sa séance trois représentants des socialistes-révolutionnaires de gauche et leur avait officiellement proposé de participer au gouvernement. Le refus des socialistes-révolutionnaires de gauche, bien que temporaire et conditionnel, rejette complètement et de toute façon toute la responsabilité de l'échec de l’accord sur ces socialistes-révolutionnaires de gauche.

8. Le Comité central rappelle que le II° congrès panrusse des Soviets a adopté une résolution proposée par la fraction bolchévik et qui affirme la volonté de compléter le Soviet par des soldats venus des tranchées, des paysans venus de province, des campagnes, et que par conséquent les affirmations selon lesquelles le gouvernement bolchévik serait contre la coalition avec les paysans, sont absolument fausses. Au contraire, le Comité central déclare que la loi agraire de notre gouvernement, entièrement copiée sur le mandat impératif socialiste-révolutionnaire, a démontré effectivement que les bolchéviks étaient entièrement et

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