‹ La Révolution russe de 1917Chapitre 21 sur 252 · COS D · texte numérisé non relu

COS D

if

"| / Aie

RON DARRCRA RENE ÉMANE AO EME VIEN RAA EN AUREZ A LA NACRE PES ANNEE La ARS PE UE ARTE CARTER NE PRE RENAN PEN

- : } TES p

v x L';,1 . 14 ) HIER TR AD DA ES HELATENT ENST 7 \ NAN" AN A f« RD LIU ten’ : té ] PACE 1 NAT, CARE MORE LA AN ARE A té ARGN EME Fr Ml LR pat al LU LE LE PTE EE ACTE 1 RSR ÉOARÇAT ARE A LEUR AU EE HOT TA ent eh hs ne D Eat LT EU AUS : & AU PAU ANT OA fHAURE AA LE LUN TRE Pal ASTRA AE LT T CN COPA TEE AR Ar VERT L PERL Ù h À NR 8 1 Re JAPAN L E a! F à j | { £ à Fi : h CN 1 L1

1. K. Marx et F. Encezs: Critiques des programmes de Gotha et d'Erfurt, p. 43-44, Bureau d'éditions, Paris, 1933.

none ER Pt e nt RS oo, D : RE Een me - ue —

Pheure présente, sur l'initiative des masses populaires innombrables qui instituent, elles-mêmes, la démocratie, 4 leur manière, sans attendre que MM. les professeurs cadets aient rédigé leurs projets de lois pour une République parlementaire bourgeoise, ni que les pédants et les routiniers de la « social-démocratie » petite-bourgeoïse — tels MM. Plékhanov ou Kautsky — aient renoncé à falsifier à leur manière la doctrine marxiste sur l'Etat.

Le marxisme se distingue de l’anarchisme en ce qu'il reconnaît la nécessité de l'Etat et du pouvoir d'Etat pendant la période révolutionnaire en général et pendant la transition du capitalisme au socialisme en particulier.

Le marxisme se distingue du « social-démocratisme » petit-bourgeoïs et opportuniste de MM. Plékhanov, Kautsky et consorts, en ce qu’il reconnaît la nécessité, pour ces périodes, d’un Etat qui re soit pas une République parlementaire bourgeoise ordinaire, mais tel que fut la Commune de Paris.

Les principaux traits distinguant un Etat de ce type de l’ancien Etat sont les suivants :

Le retour est des plus facile de la République parlementaire bourgeoise à la monarchie (histoire l’a prouvé), tout l’appareil d’oppression demeurant intact : armée, police, fonctionnaires. La Commune et les Soviets des députés ouvriers, soldats, paysans, etc., démolissent et suppriment cet appareil. |

La République parlementaire bourgeoise entrave, étouffe la vie politique indépendante des masses, leur participation directe à l’organisation démocratique de toute la vie de l’Etat de bas en haut. Les Soviets des députés ouvriers et soldats font le contraire.

Ils reproduisent le type d'Etat élaboré par la Commune de Paris et que Marx a appelé

la force politique enfin découverte où peut s’accomplir l'affranchissement économique des travailleurs *.

On objecte d’ordinaire que le peuple russe n’est pas encore mûr pour | « institution » de la Commune. C’est l'argument des féodaux disant que les paysans ne sont pas mürs pour la liberté. La Commune, c’est-à-dire les Soviets

1. La Guerre civile en France, p. 51, Bureau d’éditions, Paris, 1936.

pe, tn pu és pm ES de nee ut

ne Done PORTO di RE pr mo ne RTE D MR 2 RTE

&: * ec ee rs € es, eur . ” PT ODNe PEN r Ou he DE ee CREER TE LAN TR

4} L'AN Pa rè $ à ENT re

des députés ouvriers et paysans, n°’ « institue », n’a pas l’intention d’« instituer >» et ne doit « instituer » aucune réforme qui ne soit absolument mûre à la fois dans la réalité économique et dans la conscience de l’écrasante majorité du peuple. Plus la débâcle économique et la crise engendrée par la guerre sont graves, et plus s’impose la nécessité d’une forme politique aussi parfaite que possible favorisant la cicatrisation des horribles blessures que la guerre a faites à humanité. Moins le peuple russe a d’expérience de l’organisation, et plus résolument il faut entreprendre l’organisation du peuple lui-même et non seulement celle des politiciens bourgeois et des fonctionnaires pourvus de « petites sinécures ».

Plus tôt nous aurons dépouillé les préjugés pseudomarxistes cultivés par MM. Plékhanov, Kautsky et consorts, plus nous aiderons le peuple à former dès maintenant et partout des Soviets des députés ouvriers et paysans et à prendre fout le pouvoir, plus MM. Lvov et consorts retarderont la convocation de la Constituante, et plus il sera facile au peuple de faire son choix (par l’Assemblée constituante ou sans elle, si Lvov ne la convoque pas de longtemps) en faveur de la République des Soviets des députés ouvriers et paysans. Des erreurs sont inévitables au début, dans cette nouvelle organisation du peuple par lui-même, mais mieux vaut commettre quelques erreurs et aller de J’avant que d’attendre que les professeurs de droit de Lvov aient rédigé leurs lois sur la convocation de l’Assemblée constituante, la pérennité de la République parlementaire bourgeoise, l’étranglement des Soviets des députés ouvriers et paysans.

Si nous nous organisons et si nous savons faire avec : adresse notre propagande, les 9/10 des paysans — et non les seuls prolétaires — seront contre le rétablissement de la police, contre la bureaucratie inamovible et privilégiée, contre l’armée distincte du peuple. Or, c’est en cela précisément que consiste le nouveau type d'Etat. |

12. La substitution d’une milice populaire à la police, réforme dictée par toute la marche de la révolution, s’opère maintenant dans la plupart des localités de la Russie. Nous devons expliquer aux masses que cette réforme n’a été dans la plupart des révolutions bourgeoises du type ordinaire qu’éphémère, et que la bourgeoisie, si démocratique et ré-

=. PR ge Re om oo

publicaine qu’elle fût, a toujours rétabli la police du vieux type tsariste, distincte du peuple, commandée par des bour- geois, susceptible d’opprimer le peuple de maintes façons.

Il n'existe qu'un moyen d'empêcher le rétablissement

de la police : c’est de former une milice populaire fondue

avec l’armée (substitution à l’armée permanente de l’armement général du peuple). Feront partie de cette milice tous les citoyens, hommes et femmes sans exception, de 15 à 65 ans (ces chiffres approximatifs ne devant qu’indiquer la participation des adolescents et des vieillards). Les capitalistes paieront aux ouvriers salariés, aux domestiques, etc., les journées passées au service civique dans la milice. Tant que les femmes ne seront pas appelées non seulement à participer librement à la vie politique en général, maïs aussi à s'acquitter d’un service civique permanent et universel, il ne peut être question de socialisme ni même d’une démocratie intégrale et durable. Les fonctions de « police » telles que les soins aux malades et aux enfants abandonnés, le contrôle de l'alimentation, etc., ne peuvent en général être assurées de façon satisfaisante tant que les femmes n’auront pas obtenu légalité non poïnt nominale, mais effective. Empêcher le rétablissement de la police, appliquer les capacités organisatrices du peuple entier à la création d’une milice embrassant toute la population, voilà les objectifs que le prolétariat doit proposer aux masses pour la sauvegarde, l’affermissement et le développement de la révolution.

Programmes agraire et national

Page 1