‹ La Révolution russe de 1917Chapitre 240 sur 252 · L'Assemblée constituante considère la loi sovié · texte numérisé non relu

L'Assemblée constituante considère la loi sovié

tique de l’annulation des emprunts contractés par les gou-

-vernements du tsar, des propriétaires fonciers et de Ia

bourgeoisie comme un premier coup porté au capital ban-

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caire financier international et exprime la certitude que le pouvoir des Soviets suivra fermement cette voie, jusqu à la victoire complète de l'insurrection ouvrière internationale sur le joug du Capital. |

Etant élue sur la base des listes des partis dressés avant la Révolution d'Octobre alors que le peuple ne pouvait encore s’insurger de toute sa masse contre les exploiteurs, ne connaissait pas toute la force de leur résistance dans la défense de leurs privilèges de classe, n’avait pas encore abordé pratiquement la création de la société socialiste, l’Assemblée constituante considérerait comme foncièrement erroné, même du point de vue formel, de s’opposer au pouvoir des Soviets.

Pour le fond, l’Assemblée constituante estime qu'au-

jourd’hui, au moment de la lutte finale du peuple contre

ses exploiteurs, il ne peut y avoir place pour ces derniers dans aucun des organismes du pouvoir. Le pouvoir doit appartenir entièrement et exclusivement aux masses travailleuses et à leur représentation munie de pleins pouvoirs, les Soviets des députés ouvriers, soldats et paysans. …

En soutenant le pouvoir des Soviets et les décrets du. Conseil des commissaires du peuple, l’Assemblée constituante estime que ses tâches se limitent à l'établissement des assises fondamentales de la transformation socialiste de la société.

En même temps, dans sa volonté de créer une alliance effectivement libre et volontaire, et par conséquent d’autant plus étroite et durable, entre les classes travailleuses de toutes les nations de Ia Russie, l’Assemblée constituante confine sa tâche à la création des bases fondamentales de la Fédération des Républiques soviétiques de Russie, en laissant aux ouvriers et aux paysans de chaque. nation la liberté de décider en toute indépendance, à leur propre congrès des Soviets investi des pleins pouvoirs, s’ils désirent et à quelles conditions participer au gouvernement fédéral et aux autres institutions soviétiques fédérales.

Ecrit dans la première quinzaine de janvier 1918. Pravda, n° 2, 17 (4) janvier 1918.

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