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exploitées, a provoqué la résistahce acharnée des exploiteurs et, dans la répression de cette résistance, elle s’est révélée pleinement.comme le commencement de la révolution socialiste. Les classes travailleuses durent se persuader par l’expérience que le vieux parlementarisme bourgeoïs avait vécu, qu'il était tout à fait incompatible avec les tâches de la réalisation du socialisme, que seules des institutions de classe (comme les Soviets) et non des institutions nationales pouvaient vaincre la résistance des
“classes possédantes et jeter les fondements de la société
socialiste. Toute renonciation, au profit du parlementarisme bourgeois et de l’Assemblée constituante, à Ia plénitude du pouvoir des Soviets, à la République des Soviets conquise par le peuple, constituerait aujourd’'Bui un pas en arrière et marquerait la faillite de toute la Révolution d’Octobre des ouvriers et des paysans.
L'Assemblée constituante, réunie le 18 (5) janvier, a donné, à la suite des circonstances ci-dessus exposées. la majorité au Parti des socialistes-révolutionnaires de droite, le parti de Kérenski, d’Avksentiev et de Tchernov. Bien entendu, ce parti a refusé de mettre én discus$ion la proposition absolument nette, claire, qui n’admettait pas d’équivoque, émanant de lorganisme suprême du pouvoir soviétique, du Comité exécutif central des Soviets, de reconnaître le programme du pouvoir des Soviets, de reconnaître la « Déclaration des droïts du peuple travailleur et exploité », de reconnaître la Révolution d'Octobre et le pouvoir des Soviets. Par là, l’Assemblée constituante a rompu tout lien entre elle et la République soviétique de Russie. L’abandon d’une telle Assemblée constituante par les fractions bolchévik et socialiste-révolutionnaire de gauche, qui forment aujourd'hui manifestement la majorité écrasante dans les Soviets et jouissent de la confiance des ouvriers et de Ia majorité des paysans, était inévitable.
En réalité, les Partis socialiste-révolutionnaire de droite et menchévik mènent, en dehors de l’enceinte de l’Assemblée constituante, la lutte la plus acharnée contre le pouvoir des Soviets, appellent ouvertement dans leurs organes au renversement de ce pouvoir en qualifiant d’arbitraire et d’iniquité la répression, par la force des classes travailleuses, de la résistance des exploiteurs — répression nécessaire pour s’affranchir de l'exploitation — en prenant la défense des saboteurs qui servent le Capital,
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