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ministère de coalition n’a rien changé, il n’a fait qu'’ajouter quelques déclarations, et des déclarations superflues. Quelle que soit la sincérité des hommes, quelle que soit leur sincérité à vouloir le bien des travailleurs, rien n'a changé, la même classe est restée au pouvoir. La politique que l’on fait n’est pas une politique démocratique.
On nous parle de la démocratisation des organismes du.
pouvoir -central et local. Est-il possible que vous ne sachiez
pas que ces mots ne sont neufs que pour la Russie, que
dans d’autres pays des dizaines de ministres quasi-Socialistes ont prodigué au pays des promesses analogues ? Que signifient-elles, quand nous sommes en présence d’un fait vivant et concret : la population locale élit les autorités et les premiers principes de la démocratie sont foulés aux pieds par les prétentions du centre qui entend nommer les autorités locales ou sanctionner leur élection ?
La dilapidation des biens du peuple par les capitahistes continue. La guerre impérialiste continue et l’on nous promet des réformes et des réformes qui, de façon générale, ne peuvent pas être effectuées dans ces conditions parce que la guerre étouffe tout, domine tout. Pourquoi n’êtes-vous pas d’accord avec ceux qui disent que la guerre
ne se fait pas pour les profits des capitalistes ? Où est le:
critérium ? Il est d’abord dans la question de savoir quelle classe exerce le pouvoir, quelle classe reste la maîtresse, quelle classe continue à gagner des centaines de milliards dans des opérations bancaires et financières ? C’est cette même classe capitaliste et par conséquent la guerre qui continue est une guerre impérialiste. Le premier Gouvernement provisoire, puis le gouvernement aux ministres quasi-sccialistes, n’y ont rien changé. Les traités n’ont pas cessé d’être secrets. La Russie fait la guerre pour conquérir les Détroits, pour continuer la politique de Liakhov en Perse, efc.
Je sais que vous ne le voulez pas, que la majorité d’entre vous ne le veut pas, que les ministres ne le veulent pas, parce qu’on ne peut pas le vouloir, parce que cela signifie le massacre de centaines de milliers et de millions
d'hommes. Mais voyons l'offensive dont parlent tant, au-
jourd’hui, les Milioukov et les Maklakov. Ils comprennent
parfaitement de quoi il s’agit. Ils savent que cette question
est liée à celle du pouvoir, à celle de la révolution. On nous