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constances? N’est-il pas naïf de croire qu’un tribunal, quel qu’il soit, puisse dans ces conditions élucider, instruire, éta-
blir quoi que ce soit.
C’est la dictature militaire qui détient le pouvoir ef, à moins d’une nouvelle révolution, ce pouvoir ne fera que s’affermir pour un certain temps, pour la durée de la guerre tout d’abord.
« Je n’ai rien fait qui soit contraire à la loi. La justice se montrera équitable. Elle étudiera laffaire. Les débats seront publics. Le peuple comprendra. Je comparais. »
Ce raisonnement est d’une naïveté puérile. Ce qu'il faut au pouvoir, ce n’est pas la justice, c’est la persécution des internationalistes. Les coffrer et les garder sous clef, voilà ce qu’il faut à MM. Kérenski et consorts. Il en fut ainsi (en Angleterre et en France), et il en sera ainsi (en Russie).
Que les internationalistes travaillent illégalement dans la mesure de leurs forces, mais qu’ils ne fassent pas la bêtise de comparaître volontairement devant la justice!
Ecrit le 21 (8) juillet 1917.
Publié pour la première fois dans le n° 1 (36) de la revue Prolétarskaïa Révoloutsia.
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