RÉPONSE
Je ne saurais nier ce fait ; mais en même temps il est bon de reconnaître :
1. Que ces objets, si chers qu'ils puissent être, ne le sont pas plus que dans certains cantons reculés de la Gatineau ou de la Lièvre, et d'ailleurs, où il n'y a pas, pour compenser cet état de choses, le marché extraordinaire que l'on rencontre à Témiskaming.
2. Que ce malaise n'existe qu'au début même de la colonie ; la première année seulement: tant il est facile de récolter de suite assez de nourriture pour la seconde année, et comme je le disais plus haut, les gages de l'hiver en chantier, suffisent pour acheter les instruments requis au fur et à mesure que la ferme se développe. Toutes les nouvelles colonies, d'ailleurs, en sont là, et je ne mentionne ce fait que pour faire voir qu'à Témiskaming on aune plus grande facilité d'y porter remède.
l'église
VEyliseï le Prêtre? Voilà la première question adressée parle colon quand il part pour s'établir dans un pays nouveau. Hélas ! combien de pauvres familles ensevelies au fond des bois, restent pendant nombre d'années privées des secours les plus pressants de notre sainte religion.
A Témiskaming, il y a une église plus que magnifique pour le pays. Quatre missionnaires, trois sœurs de la charité, une école et un hôpital.