‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 132 sur 281 · LIVRE II, CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE XVII

puissant a plus d'activité, parce que, obligé de veiller au maintien de sa puissance, il se tient sur ses gardes. Il a plus de dignité que de hauteur ‘ ; car l'éclat de son rang le mettant en lumière, il évite les excès; or, la dignité est une gravité douce et bienséante. Est-il injuste ? ce n’est pas dans les petites choses, mais dans les grandes.

$ II. Des hommes heureux.

Les hommes heureux ont les mœurs que nous venons d’attribuer séparément ; car c’est là ce qui constitue le bonheur qui semble le plus grand. Ajoutons-y des enfants heureusement doués, et les avantages du corps, quand nous avons la chance d’en être abondamment pourvus. Aussi la fortune favorable inspire-t-elle à l’homme plus d’orgueil et moins de raison, Néanmoins une qualité précieuse accompagne l’heureuse fortune. L'homme heureux aime les dieux; il est disposé à placer sa confiance dans la divinité, à cause des biens qu'il tient de la fortune. Nous avons parlé des mœurs selon les différents âges et les différentes conditions. Les mœurs contraires à celles dont nous avons parlé, par exemple, les mœurs du pauvre, du malheureux, du faible, sont facilement connues par les contraires.

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