‹ La rhétorique d'AristoteChapitre 257 sur 281 · LIVRE II, CHAP. XVI, PAGES · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAP. XVI, PAGES

61,1. Le scholiaste définit σαλάκωνες par ces mots : ὑπερδολὴ τῆς μεγαλοπρεπείας. Hesychius, d’après Théophraste, donne à peu près le même sens, δαπανῶν ὅπου μὴ δεῖ, Quant à σόλοιχοι, qu'on trouve deux lignes plus bas, il se dit des extravagants qui font de grandes dépenses pour satisfaire de folles fantaisies. En parlant du langage, ce mot signifie incorrect, fautif. Il semble venir de Σόλοι, Soles, colonie athénienne en CGilicie, où l’on parlait un mauvais patois, un grec corrompu et barbare.

41,2. Platon, au commencement du sixième livre de la République, cite le mot de Simonide pour le réfater. Aristippe de Cyrène interprétait dignement la réponse de Simonide. « Pourquoi, lui dit un jour Denys, voit-on les philosophes faire la cour aux riches, et ne voit-on pas les riches la faire aux philosophes? — C’est que ceux-ci, répondit-il, savent de qui ils ont besoin, et que les autres ignorent ceux .qui leur sont nécessaires, » (Diogène Laërce, Vie d'Aristippe.)

Page 1