‹ La rivale d'elle-mêmeChapitre 17 sur 51 · SAINT-PHAR, D'ALVIANE, M. BELMONT · texte numérisé non relu

SAINT-PHAR, D'ALVIANE, M. BELMONT

M. BELMONT, entrant par lu grille avec empressement.

Est-il vrai! quel bonheur!,... Saint-Phar serait ici!

C'est l'un de vous, Messieurs Eh! le voila! c'est lui!

Excusez des transports dont je ne suis pas maître. C'est vous, mon jeune ami!,., puis-je vousraéconnaîlre? Les traits de votre père a mes yeux retracés, De ma mémoire encor ne sont pas effacés.

s A I N T - P II A R.

Monsieur, d'un tel accueil

M. BELMONT

Eh ! mon cher, je vous prie, Bannissez avec moi toute cérémonie; Je vous en donnerai l'exemple. Mais, d'abord, Vous êtes étranger, sans doute , dans ce port : Je veux que ma maison soit désormais la volrcj Je ne souffrirai pas que vous en oyez d'autre.

ra4 LA RIVALE D'ELLE-MÊME.

d' A Lv I A N E , has à Saint-Phar.

Et connais-tu , dis-moi , ce brave homme ?

Moi î non,

Vous cherchez, je le vois, a deviner mon nom : Vous ne le connaissez pas plus que mon visage. Sur le point d'entreprendre un périlleux voyage, ( Vous étiez jeune encor ) ruiné , sans secours , A quelques froids amis j'eus vainement recours : Tous avaient oublié mes bienfaits de la veille j Au récit de mes maux tous ont prêté l'oreille , Tous ont fermé leur tourse a mes cruels besoins. De mon éclat passé voulant fuir les témoins, Votre père , qu'alors je connaissais à peine , Sur un corsaire a lui me nomma capitaine. La fortune sourit à mes nouveaux efforts; Comblé de ses faveurs, je rentrai dans nos ports. 11 n'est plus ; mais son fils souffrira que j'acquitte La dette de mon cœur. Sous le toit que j'habite. Me voila maintenant sûr de vous posséder, N'est-ce pas ?

SAINT-PHAR , montrant d'Âhîane, Mon ami,...

il. BELMOIVT.

J'entends bien le garder Avec vous.

( A part. ) Monsieur.... mais... pour assiéger la place Je préfère mon poste-

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