V marquise, bas
Silence !..
LE .Cf>MTr, à part.
OIjÎ.. quf'llc i(3<':e ! [Haut.) Sans doule, Moasicur. vousOlf:* dan» l'erreiii!.. Moi. le mari de .Miidarae!.. c'est un Lonlifur qu'on paierait voloiuiers de la Bastille; et aous me faites plus haarcux que je ne le sui;.
l'exempt.
Pardon!., c'est que le «iiï;nalemenl m'avait paru.,,
LA MARyriSE.
Tous les signalerncns se ressemblent.
l'exempt.
Où donc, je vous prie, est notre prisonnier?
SCEIVE \\.
Les mêmes, L\i DIK^.
LE Dec , sortant de la cliambrc.
Le voici, Monsieur.
LA WARQCJ5E, Ù pcul. . ] .
Allons! il s'exécule de bonne gr'ice.
l'exempt . à part.
Ah ! oui, la robe de chambre !.. voilà le maii.
LA COMTESSE , (/ part.
Pauvre Duc !
i.A MARQCiïF. . Iroiiiqitnvent.
Monsieur, nous sommes bien tristes. . .
lE Drc.
J'ai tout entendu, Mesdames, et je viens l'aire tête à l'orage.
l'exempt.
Croyez, Monsieur le Comte, que je n'accomplis qu'à regret cette mission pénible. . .
LE DVC.
Je sais, Monsieur; mais veuillez vous écarter un jnçlant ; votre prisonnier ne vous échappera pa«... Ah ça ! je pourrais d'un mot mettre un terme à cette plaisanterie.
LE MARQl'ISE.
Une plaisanterie! Sous ce costume, qui pourricz-vous être aux yeux de Monsieur ?
Elle inonlic l'Exempl.
LE DUC, regardant Ix Cointe&se.
C'est juste !.. {Au Comte, avec ironie.) Et Monsieur icloirrnct-il dans ses terres?. . {A part.) Comme cela se fait ordinairement.
i.E COMTE, aur /uiuleur.
l'i pojuqiioi don''. Monsieur le Coiiile? Y aurait-il ici quelque danger ;i fuir? Non... nous restons à Paris! nous irons même a[>rès-demain à Versailles pour le bal, le grand bal de la loiir, vous «avez.^ Nous souhaiterions de vous y rencontrer! .. [A demi-voix.) El partout ailleurs si vous le désirez. LE Dcc, bcL» à la Marquise.
Occujitz la Comte.'*«e, je vous prie.
LA MABQViSE, emmenant la Comtesse dé côté, à droite. Ces Messieurs ont qurlnne chose à se dire, ma belle amie. .
fi COMTESSE.
Oh!.. ]v. lr(;iii!)lc!..
LA. junQri>E, à demi- 10 iu:.
Ne cr^ij^ncz rien : le Dm; c-l huintne dhonucur; il prendra 1 aliUire gaienieul.
LE DUC, au Coiiilc. sur ledci^ant, à gauche. Je voîi^ ai compris, Monsieur; mais, si vous êtes la-s île la vie. il e>t, pour en ^orlir, mille moyens plus sûrs que celui que vous uje proposez. Vous n'avez qu'a vous pendre.
LE COMTE
Monsieur!..
LE 1>CC
Ne vous suffit-il pas que je passe vingt-quatre heures à la Bastille?. . Vrai! vou.s n'êtes ])as généreux; mais je ne le serai pas plus que vous, et je vous lai «se avec le tort grave de m'avoir offert un duel que je ne devais point accepter.
LE COMTE
Ah!..
LE DLC.
A Toulouse, je sais bien que cela ne se fût point passé ainsi : là, le mari verse deux pintes de son sang; la femme mouille deux mouchoirs de ses larmus, et l'nn appelle cela une affaire merveilleusement arrangée. Ici, le vainqn se retire sans se rendre coupable !. . Vous avez eu dans votre jeu de Tadresse et du bonheur'.. Recevez mes compUuiens; tout est dit, et, de cr jour, To'.re femme me devient s:icrée!. . Voilà quel est le Duc de Marsay, Monsieur, et quand vous serez un peu plus acclimaté à notre pays, je ne doute j)as que nous ne puissions nou>revoir sans nous dévisa î^t-r.
LE COMTE
A la bonne h(! lire ! ,; \'ivi/, vv, .
LE i^vc, inonlrani rE.ri>ti/}t.
Le rôle que je joue <le»aul Monsieur m'empêche de prendre congé de Madame la Comtesse avec tout le respect que je lui
H'>i^ ! .. Vous permettez dojic?. . (Il baise la viain de la Comtesse, et lui dit à demi-voix :) Je vous ai tenu parole. Madame. LA COMTESSE, à part.
Je crois presque fjue je l'eslirae.
LE Dvc,"d part.
J'ai élé plus prè* rlii but qu'il ne pense. (J l'Exempt.) Monsi;Mir, je suis à vous.
r.A MARQUISt.
Avez-vous des remords?
LE DtC.
Des regrets, peut-être !
LA WARQLiiE.
Wa voiture est en bas, je vais vous accorapaguer.
LE DUC
Vous êtes trop aimable.
LA WABQUi.-^E, d la C unUcsse .
Vous voyez qu'une folle est parfois !)onne à quelque chose.
LA COMTESSE, « part.
Bonne. > à ne pas revoir.
Le Duc et la Marquise saluent , rExcmpt soit devant eux. LE COMTE, à sa femme.
Rien ne nous empêche plus d'entrer dans celle chambre.
LA COMTESSE, à part.
Pourquoi avons-nous quitté Toulouse?..
Le Comte emmène sa femme Oans sa chambre.^- La toile tombe.