LXXV III
i. tiiiinui (Je la ju>iRt' n'est en lu juuiukii des honmies que la crainte de ^ou{Irir rinjustic*^
ix* Mleiire eî-l h- ji;uii le plus sûi m- rtim (jm -c m-lif de .-mmêine.
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«--l dillieile dv eounaitre le> qualilt':^ d«' l'âme, et facile de coniiaitre celles de l'i-sprit.
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J.XXXl
Nous ne pmivims rien aimer que par rapport à nous, et nous no faisons que suivre notre goût et notre plaisir quand nous |iré[érons nos amis à nous-mênu's. C'est néanmoins par cette [)référenco seule que l'amitié peut être vraie et i)arfaite.
La réconciliation avec nos ennemis n'est qu'un désir de rendre notre condition meilleure, une lassitude de la guerre, et une crainte de quelque nuiuvais événement.
Ce que les hommes ont nommé amitié n'est qu'une société, qu'un ménagement réciproque d'intérêts, et qu'un échange de bons offices ; ce n'est enfin qu'un commerce où ramour-pioiue se propose toujours quelque chose à gagner.
n est plus honteux de se défier de ses amis que d'en être trompé.
Nous nous persuadons souvent d'aimer les gens plus puissants que nous, et néanmoins c'est l'intérêt seul qui produit notre amitié. Nous ne nous donnons ])as à eux pour le bien que rious leur voulons faire, mais j)our celui que nous en voulons recevoir.
L XXX VI Notre défiance justifie la tromperie d'autrui.
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Lr« ho'"v— "<• rirnuent pw longlMnpt en sonété ., n'iraient l<¥ uiu lics «uirw.
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T.\iiiiiiiir-propre nous nuL'iiiriit<- ou iiou> ditiiiini*- Ii*!< lionin»' \i' nos anil)« A
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iL> vivent avec nous.
Tout lo munde se plaint de sa luémoirf, et personne ne ^e plaint de son jugement.
Noui plaitionf plus souvent dans le commcree de la vie par nos dHauts que par nos bonnes qualités.
La plus grande ambition n'en a pas la moindre apparence lorsqu'elle se rencontre dans une impossibilité abi^olue d arriver où elle aJ^pire.
DétronjjKT un lioiimii' préoccupé de son mérite est lui rendre
. . a 1 i i!i;k , que celui ([ue Ton rendit à ce fou
• l AthiMu^ (]ui i.. ...... .jue tous le^ vaisseaux qui arrivaient dans
le port étaient à lui.
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!>«>« vieillards aiment à donner de bons précepte», pour se consoler de n'être plus en état de donner de mauvaift ext* mple«.
202= 1, \ KdCII I.KoM; \ 11,1) — CIIAP
Los grands noms abaissent au lieu d'élever ceux qui ne les savent pas soutenir.
La marque d'un mi'ritc extraordinaire est de voir que ceux (jui lenvieiil le plus sont contraints de le louer.
Tel homme est ingrat, qui est moins coupable de son ingratitude que celui qui lui a fait du bien,
On s'est trompé lorsqu'on a cru que l'esprit et le jugement étaient deux choses différentes. Le jugement n'est que la grandeur de la lumière de l'esprit ; cette lumière pénètre le fond des choses, elle y remarque tout ce qu'il faut remarquer et aperçoit celles qui semblent imperceptibles. Ainsi il faut demeurer d'accord que c'est l'étendue de la lumière de l'esprit qui produit tous les effets que l'on attribue au jugement.
Chacun dit du bien de son cœur, et personne n'en ose dire de son esprit.
La politesse de l'esprit consiste à penser des choses honnêtes et délicates.
La galanterie de l'esprit est de dire des choses flatteuses d'une manière agréable.
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L'esprit est toujours la dupe du cœur.
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Tuus ix'ux tjui eoimajsî-i'ni leur i':>]trii ne funiiaiJitiit jiiv- ii-ur cœur.
Lei hommes et les affaires out leur point de perspective ; il y eu a qu'il faut voir de près pour eu bieu ju^er, et d'autres dont on ne juge jamais si bieu que quand on en est éloigné.
Celui-là n'est pas raisonnable à qui le hasard fait trouver la raison, mais celui qui la connaît, qui la discerne, et qui la goûte.