CCCLXXXVI II
?i la vaiiiié lu- niivi-rse pas entièrement les vertus, du moinis
ellf IfN t'lir;uil»' iiiult'.>.
iioii»; roiul la vanité des autreii insupportable, c'e*t ! <se la nôtre.
On renonce plus aisi^'nieiit à mmi intérêt qu'à non goût.
Iji fortune ne parait jamais m aveu<.He qu'^ ceux à qui elle ne fait pas de bien.
246= 1. A KOi;!IEF()lJCAULl>. — ClIAP. V
CCCXCTI
11 faut gouverner la fortune comme la santé : en jouir quaiul elle est bonne, prendre patience quand elle est mauvaise, et ne faire jamais de grands remèdes sans un extrême besoin,
CCCXCIII
I/air bourgeois se perd quelquefois à l'armée, mais il ne se perd jamais à la cour.
On peut être plus fin qu'un autre, mais non pas plus fin que tous les autres.
On est quelquefois moins malheureux d'être trompé de ce qu'on aime que d'en être détrompé.
On garde longtemps son premier amant, quand on n'en prend point de second.
CCCXCVII
Nous n'avons pas le courage de dire en général que nous n'avons point de défauts et que nos ennemis n'ont point de bonnes qualités, maip en détail nous ne sommes pas trop éloignés de le croire.
CCCXCVIIl
De tous nos défauts, celui dont nous demeurons le plus aisément d"accord. c'est de la paresse ; nous nous persuadons qu'elle tient ;'i toutes les vertus paisibles, et que, sans détruire eiilièremcnt les autres, elle en suspend seulement les fonctions.
I Koi M \ \ IMPs ■ 1 II m^^=r in
ccrxcix
Il N 1. |.. ImI !
un r> ■.Mit- <t .
1rs digQjtni et le mérite niénic
CD
Il y a du mérite sans élé\'ation, mais il n'y a point d'élévatiuii ;ui» quelque mérite.