HI. ROSIER DE LA CHINE (À
Chinensis ). £Se cultive dans les orangeries où il s’éléve rarement à plus d’un pied. Ovaires glabres; tiges grêles, armées de quelques aiguillons; feuilles à trois folioles ovales, glabres et longues d’un pouce environ; fleurs d’un rouge foncé , odorantes, solitaires à l’extrémité des rameaux. Ce Rosier ne fleurit qu'une ou deux fois l'an quand l'exposition ne lui convient point; mais aussi dans les serres , souvent il reste vert et fleurit toute l’année; d'ordinaire :il offre une seulc fleur épanouie et plusieurs
boutons destinésà la remplacer successivement. On parvient à multiplier cette espèce par les marcottes et les boutures.
Le Rosier de la Chine offre des variétés à fleurs semi-doubles et doubles ; parmi elles on remarque :
La Bichonne, fleurs doubles, moyennes, d'un pourpre cramoisi et odorantes.
La Sanguine, fleurs doubles, moyennes et d’un pourpre cramoisi très-vif.
La Cerise, fleurs semi-doubles, moyennes à longs pédoncules et d’un rose cerise.
L'Eblouissante, fleurs trés-doubles, moyennes et d’un rouge cerise.
La mère Gigogne, fleurs très-doubles moyenneset d’unrouge pourpre.
La Rose sans épines, fleurs doubles, moyennes et d’un rose violacé, pointillé de pourpre.
Le Lawrence simple, fleurs tréspetites et roses.
LeLawrentia nain, fleurs très-doubles, trés-petites et roses.
La Rose mouche, fleurs pleines, excessivement petites et d'un rose carné.
La Bicolor, fleurs pleines, petites et d’un rose ponctué delilas.
Le caprice des Dames, fleurs pleines, petites et d’un rouge pourpre.
La Liliputienne, fleurs pleines, très-petites et d’un beau rouge.
II. ROSIER THÉ. ( R. indica “aa NT Rameaux peu nombreux; feuilles à trois ou cinq folioles dont l’impaire est plus grande que les autres; folioles luisantes endessus, presque glaugues en-dessous; pétioles armés d’aiguillons crochus, stipules ciliées, pédoncules glabres ou un peu gionduleux, *:guillons rouges et crochus, calice ventru ; fleurs paraissant durant toute la belie saison.
Voici quelques variétés de ce Rosier ; presque toutes sont odorantes:
L'Hyménée, fleurs doubles, grandes et d’un blanc jaunâtre.
La Nymphe, fleurs pleines, grandes et d’un carné jaunâtre.
Le Thé jaune panaché, fleurs doubles, grandes, et d’un jaune serin panaché de rose.
L'Uranie, fleurs três-doubles, moyennes et blanchätres.
Le Thé lilas, fleurs doubles, grandes et d’un beau lilas clair.
La reine de Golconde, fleurs doubles, grandeset d’un rose foncé.
Le Fakir, fleurs semi-doubles, moyennes et d’un rose foncé.
Le Thé de Cels, fleurs doubles, moyennes, d'un pourpre foncé et très-odorantes.
Le Thé à fleurs chagrinées, fleurs semi-doubles, moyennes et d’un beau rose. Les boutons sont rouges:
- La belle Elise, fleurs semi-doubles, moyennes et roses.
Le Célestial, fleurs pleines; trés-
grandes, d’un rose clair au centre et päles à la circonférentce.
Le Thé anémone, fleurs doubles, moyennes d’un rose carné.
a Catherine IT, fleurs pleines, grandes et d’un carné tirant sur le lilas.
à Le Roi de Siam, fleurs semi- doubles, grandes et d’un rose pâle.
Le Prince de Salerme, fleurs pleines, grandes et d’un rose violacé.
Le Duc de Grammont, fleurs pleines, grandes, blanches à la circonférence et carnées au centre.
II. ROSIER AGREABLE.(R. amabilis ). Cette espèce paraît intermédiaire entre le Rosier toujours vert et le Rosier musqué. Tiges s’élevant de quatre à cinq pieds; rameaux glabres, armés d’aiguillons épars, petits et faibles; feuilles le plus souvent composées de cinq folioles ovales; oblongues, aigües, également dentées en scie, glabres sur leurs deux faces, d’un vert plus pâle en
dessous; fleurs d’un blanc qui tire sur le rose, solitaires ou disposées deux à deux à l'extrémité des rameaux, exhalant une odeur de musc; divisions du calice pubescentes, plus longues même que les pétales ; styles longs de deux à trois lignes, velus, réunis en un seul faisceau cylindrique, dont le sommet, formé par les stygmates, est un peu clargt en tête arrondie ; fruits ovaes.
Ce Rosier fleurit en juin. Il diffère du Rosier toujours vert parses feuilles annuelles, blanchâtres en-dessous, par la longueur des divisions de son calice et par le nombre de ses styles; et on le distingue du Rosier musqué par ses fleurs solitaires et non paniculées,
III. ROSIER ÉGLANTIER A FEUILLES ODORANTES. (R,. rubiginosa).Se trouve en France, enItalie, en Angleterreeten Allemagne où ilcroît spontanément dans les haies
et dans les fentes des rochers. Tiges s’élevant jusqu’à dix et douze pieds; ovaires oblongs et parsemés de glandes visqueuses; rameaux glabres, armés d’aiguillons fauves, droits et trés-aigus; feuilles composées de sept folioles ovales, obtuses, d’un vert cendré, glanduleuses en leurs bords et en-dessous, assez luisantes et d’un vert foncé en-dessus; dans le temps de chaleur, ou lorsqu'on les froisse, elles exhalent une odeur semblable à celle de la pomme reinette; fleurs qui paraissent en juin, juillet et août, en grand nombre ; elles sont rougeätres et légèrement odorantes; fruits d’un rouge brun.
Voici quelques variétés de cette espèce qui sont cultivées :
L'Eglantier double odorant, fleurs semi-doubles, moyennes, encorymbes, et d’un rose vif.
La Clémentine, fleurs semi-doubles, moyennes, panachées de rose et de bianc,
L'Anastasie, fleurs pleines, moyennes et d'un rouge pourpre.
L Eglantier à fleurs roses doubles, fleurs semi-doubles, moyennes et d’un rose clair.
Le Poniatowski, fleurs semi-doubles, moyenneset carnées.
Le Rosier aodeur depommereinette, fleurs semi-doubles, trés-petites et
carnées.
La Grévery, fleurs semi-doubles, petites et d’un beau rose.
L' Hessoise Nikita, fleurs très-doubles, moyennes et d’un rose foncé.
L'Hessoise, à fleurs lilas, fleurs pleines, moyennes et d’un rose lilas clair.
Le Rubigineux à cœur vert, fleurs pleines, petites, blanches et verdätres au centre.
La nouvelle Redoutée, fleurs pleines, moyennes et d’un rose carné.
Le Rubigineux à fleurs rouges, fleurs semi-doubles, moyennes et d’un rouge foncé,
LHessoise pourpre, fleurs pleines, oyennes et d’un rose purpurin.
Tr Hessoise race sis 8 005 semidoubles, moyennes et d'un rose Clair,
Lss espécesbotaniques sont :
LE RUBIGINEUX AIGUILLONNÉ, (R.
R. gr dl LE R. A PETITES FLEURS, | Parviflora); Le R.
A GRANDES FLEURS, (A, R. Grandifora }; LE R. INOpORE, (R. R. Inodora }; LE R. A LONGS PÉDONCULES, (R,R, Pedunculata ) ; LE R. À FEUIL- LES RONDES: (fi. R. Rotundifolia ); Le R. À coRYMBESs, ( À. R. Corymbosa }; LE R. DES HAIES, ( R.R. Sœpium); Le R. rLExuEux, ( R. R.
fleœuosa ; LE R. A PETITES GLANDES, (R.R, Glandulosa ); LE R. À Bois LISSE, ( À. R. Lvigata ); LE R. 4 PETITES FEUILLES, ( À, R. Parvifolia ).
- Les fleurs de ce Rosier sont assez agréables à l'œil, maiselles s’effeuillent facilement, et l’on doit les cuei!-
— 180 — | sd lir avec précaution pe com.
mencent à s'épanouir. Îl en est de même pour beaucoup d’autres espèces qui sout également trés-délicates et qui ne résisteraient pas à l’attaque d’une main brusque. |
ES
Modérez vos plus vifs transports Sur les caresses du Zéphire;
Le voit-on piller les trésors
Du sein de Flore qui l’attire ?
Voit-on les traces du baiser Que, surlui, sa bouche dépose ?
Ah ! jouir n’est pas abuser :
Cueillez, n'effeuillez pas la Rose.
III. ROSIER DES HAIES. (R. sepium ). Ce Rosier est considéré, généralement , comme un hybride de l’églandier et du Rosier de chien, quoiqu'il diffère du premier par la grandeur de ses dimensions, la rougeur de son écorce et le glanduleux de ses feuilles, et qu'ilatteigne une hauteur plus considérable que le Rosier de chien. Il croit abondamment dans les haies, les buissons et les bois où il s'élève à dix, douze
et quinze pieds. Ses ovaires sont ovales, glabres, ainsi que ses pédoncules ; ses tiges armées de larges aiguillons recourbés, souvent presqu’opposés; ses feuilles composées de sept folioles ovales , aigües, d’un vert luisant, glabres, longues d’un pouce environ, et portées sur un pétiole commun armé d’aiguillons ; ses fleurs rougeätres, légérement odorantes et paraissent en mai.
Le Rosier des haies se multiplie par le semis, les marcottes, les outures et les rejetons de ses racines. Il est d’une trés-grande utilité pour greffer les autres espèces , attendu que c’est sur lui qu’elles reprennent plus facilement.
On remarque sur ce Rosier des excroissances rougeâtres, légères , spongieuses, hérissées de filaments rameux, connues sous le nom de Bedeqar. Ces excroissances sont formées par la sève qui afflue avec
— 182 — ” plus d’abondance dans les parties du Rosier, où l'espèce d’insecte,.
appelé par Fabricius, cynips Rosæ ,
a enfoncé son aiguillon pour y déposer ses œufs. | - Tous les bestiaux, à l'exception des chevaux , mangent les fonilles du Rosier des haies.
IX.ROSIER INTERMEDIATRE(R, intermedia). Originaire d'Europe , à ce que l’on croit.Ovairesallongés, très-glabres; rameaux garnis de plusieurs re larges et recourbées: feuilles composées de sept folioles, ovales, aigües, finement découpées et portées sur un pétiole armé d’épines; fleurs rougeâtres, simples. Ce Rosier fleurit réguliérementau printemps eten automne.
ILa reçu le nom d’intermédiaire, parce qu’il tient du Rosier églantier à feuilles odorantes, par la - couleur et la forme de ses feuilles , et du Rosier des haies par ses fleurs.
GR