‹ La rose chez les différents peuples, anciens et modernes; description, culture et propriété des rosesChapitre 36 sur 79 · IT. ROSIER TRES-EPINEUX (R · texte numérisé non relu

IT. ROSIER TRES-EPINEUX (R

spinosissima).Arbrisseau peu élevé, à branches très-divisées; aiguillons épais et en faulx; feuilles de sept folioleset simplement dentées; fleurs petites et blanches. |

ROSIER A PETALES ROULES (R, involuta). Arbuste touffu ; aiguillons gros et mélés de soies ; feuilles composées de cinq à sept folioles ovales, doublement dentées ; fleurs rouges et blanches, à pétals roulés. Ecosse.

ROSIER DEMATRA (R. spiudi-

folia). Arbrisseau vigoureux; aiguillons droits et forts; fleuilles composées de cinq à sept folioles} ovales et doublement dentées; fleurs moyennes et d’un rouge pâle.Suisse.

ROSIER D'IRLANDE ({ R, hibernica). Buisson épais ; aiguillons droits et mélés de soies; feuilles composées de cinq folioles simplement dentées ; fleurs sans bractées et d’un rose päle.

ROSIER GLUTINEUX LR cretica ). Buisson épais; aiguillons serrés et arqués; feuilles composées de cinq à sept folioles blanchätres, à dents grossières et presque sim-

les, petites et d’un rouge pâle. En icile et en Gréce.

ROSIER SOYEUX ({ R. sericea ).

Buisson épais ; aiguillons droits et ovales; feuilles composées desept à onze folioles oblongues, vertes en dessus , pâles en dessous, soyeuses et à dents simples et profondes ; fleurs roses. Du Népaul.

JT. ROSIER DE BROWN ou DU NEPAUL ( R. Brownii ). Arbrisseau rameux ; aiguillons épars, forts et crochus ; Poe velus et glanduleux ; feuilles composées de cinq à sept folioles lancéolées, simplement dentées et velues ; fleurs simples, d’un jaune päle eten bouquets. Ce Rosier craint la gelée.

IT. ROSIER A TROIS FEUILLES (R. trifoliata). Arbrisseau sarmenteux ; aiguillons épars et crochus ; pétioles armés de petits aiguillons crochus ; feuilles de trois à cinq foliolesovales, simplement dentées; fleurs blanches et nombreuses.

I. ROSIER SETIGERE (R. setigera). Buisson à rameaux sarmenteux; aiguillons stipulaires; feuilles composées de trois à cinq folioles ovales, à dents simples et à nervures prononcées; fleurs d’un rose pâle et en corymbes multiflores. .

ROSIER HERISSON ( R. hytrix ).

Buisson à rameaux flexibles; aiguil-

lons droits et petits; feuilles composées de trois folioles ovales, simplement dentées et luisantes; fleurs grandes et d’un rose foncé.

IIL.ROSIER DE BOURBON(R.burboniana). IL se rapproche beaucoup du Bengale, mais il en différe par des rameaux plus flexueux, plus aiguillonnés et qui sont glanduleux; les feuilles sont composées de sept folioles lisses ; les fleurs sont demidoubles et d’un rose foncé. Cette esèce, qui est originaire de l'ile ourbon , a plusieurs variétés :

La Jeanne d’'Albret , fleurs doubles, moyennes et d’un rose lilas.

Le Pompon de Wasemmes, fleurs RE Res» petites et d’un rose âle.

La Valéda, fleurs pleines, moyennes, d’un beau rose et odorantes.

Le Bengale neuman , fleurs trésdoubles, grandes et d’un rose pâle.

La Chloé, fleurs doubles, moyennes et d’un rose tendre.

La Faustine, fleurs pleines »

grandes et d’un blanc carné.

La Thémis, fleurs doubles, moyennes et d’un rose carné.

Le Bourbon carné, fleurs doubles, moyennes et carnées.

Œulture DES ROSIBRS,

L'homme, à toutes les époques de sa vie, exige qu’on le soigne: de cette exacte observation dépendent son développement, sa force, sa santé etune partie de ses agréments.

La plante, également , réclame une culture suivie, et sa beauté, son éclat, sont exclusivement attachés aux soins qu'on lui donne. Ce n’est qu'en se pénétrant de cette vérité

— 99 > que l’amateur parviendra à embelhr son parterre. pr".

Quoique le Rosier soit un des ar-

brisseaux qui s’accommodent le mieux des différents sols et des diverses températures, il prospère davantage dans certains terrains appropriés à sa nature, et demande aussi deségards si l’on désire se procurcr de beaux individus. En général il lui faut une terre meuble, fraiche et même profonde, ses racines aimant à se promener en tous sens ; il faut néanmoins avoir l'attention de ne pas les laisser trop s'étendre , et de donner de temps à autre un léger labour. Uneexposition chaude et aérée convient à tous les Rosiers; cependant un grand nombre supporte les gelées ; mais d’autres, tels que les rosiers Muscade, Multiflore, Macartney et du Bengale, doivent être garantis avec des paillassons s'ils sont contre un mur, etempaillés s'ils sont greffés, dans Ja crainte

de perdre leurs têtes. Quant aux rosiers d’orangerie , il suflit de les préserver de la gelée et de ne les priver ni d'air , ni de lumière.

Les rosiers jaunes très-épineux et de Meaux sont les premiers à perdre leurs feuilles. Lors que l'hiver est doux, le rosier à cent feuilles en conserve encore quelques unes au printemps suivant. Le rosier de Damas conserve ordinairement les feuilles terminales. Le rosier Musqué ne perd les siennes que fort tard; mais aussi la gelée attaque les rameaux et des tiges entières ; en revanche sa croissance est si rapide qu'il donne de nouvelles tiges la mêmeannée, et répare en deux ou trois ans les ravages d’un hiver rigoureux. Les rosiers de Provins conservent leur feuillage une partie de l’hiver quand ils sont exposés au midi.

On employait jadis le croissant pour tailler le rosier ainsi que cer-

tains arbres en boules, en pyrami:

des, ou en d’autres formes ; mais, aujourd'hui, on se borne à l'usage des ciseaux et de la serpette ; et l’on taille peu en boule, si ce n’est le rosier de Meaux et celui d’'Ecesse à fleurs doubles et blanches qui, greffés sur l’églantier, et taillés de cette manière, produisent beaucoup d’effet, par la quantité de fleurs dont ils sont couverts à la fin du printemps. On doit tailler le Rosier aux ciseaux, aussitôt que la fleur est

assée, Outre cette première coupe, a plupart des espèces se taillent encore à la serpette, au mois de février, époque à laquelle ellesentrent ordinairement en séve. On les dé barrasse alors des bois morts, des branches qui sont tachées de blanc, et enfin de tout ce qui peut nuire à leur accroissement. Il ne faut point devancer le terme de cette taille, parce que la gelée pourrait entrainer à une nouvelle opération.

Les massifs de Rosiersont succédé au palissage contre les murs ou des berceaux ; mais, en général, les rosiers greflés à tige doivent étre appuyés sur un treillage ou former

alissade. Il en est de même pour es Rosiers sensibles au froid. Si l’on greffe des espèces sur le Rosier des haies , leurs têtes peuvent atteindre à une hauteur considérable en les adossant à un mur. Le Rosier musqué et celui des champs peuvent aussi couvrir des berceaux entiers.

On doit tenir en buisson les espéces qu'on veut multiplier , parce que, de cette manière, les racines

oussent plus de rejetons; d’ailleurs,

es Rosiers ainsi abandonnés à leur

nature , sont plus beaux et plus durables.

Les fleurs du Rosier jaune soufré sont sujettes à erever dans l’épanouissement, et prennent souvent une mauvaise forme avant de s’ouvrir. Parkinson indique la précau-

tion de couper une partie des boutons pour que les autres n’avortent pas. On dit encore que, ee faire mieux épanouir la fleur, il faut pencher le bouton et le retenir contre terre.

Il devient souvent indispensable de renouveler les pieds des Rosiers, en coupant toutes les tiges rez-terre, ét alors il faut aussi changer la terre autour de ces pieds.Il convient encore, lorsque les Rosiers végètent sur un mauvais terrain, deles transplanter tous les dix à douze ans.

Cette transplantation n'a aucun inconvénient, quelque peu de racines qu'aient les Rosiers, lorsqu'elle à lieu au commencement de l'hiver.

Tous les procédés employés pour multiplier les autres végétaux conviennent aux Rosiers; mais ils ne sont pas également applicables à chaque sg ou à chaque variété en particulier, et tandis que les espèces à fleurs simples se reprodui-

sent naturellement par la dispersion de leurs graines, il faut recourir à d’autres moyens pour la propagations des variétés à fleurs doubles qui donnent rarement des fruits, et pour celles à fleurs pleines qui n’en donnent jamais.

Les Rosiers se multiplient par semences, par rejetons, par déchirement de vieux pieds, par marcottes, par boutures, par racines et par greffes.

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