‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 138 sur 391 · T. A HOS K AI- MOYEN AO K · texte numérisé non relu

T. A HOS K AI- MOYEN AO K

L’ouvrage de Conrad de Megenberg présente une autre différence avec celui de Thomas de Cantimpré; tandis que ce dernier ne parle point de la rose sauvage, son imitateur allemand a consacré un chapitre à l’églantier, le bédégar ou hagedorn 1 . Sous ce nom, il désigne évidemment, comme Albert le Grand, le rosier rouillé ou odorant; car le « goût vineux », que les feuilles de cet arbuste, d’après lui2, ont « surtout au printemps », ne saurait s’appliquer qu’à cette espèce de rose. Outre le bédégar, Conrad connaît aussi un autre églantier, qu’il appelle velldorn et qu’il en distingue. « Les fruits du premier, dit-il3, sont plus petits que ceux du second ; il en est de même des fleurs ». Faut-il d’après cela identifier le velldorn de Conrad avec le tribulus d’Albert le Grand, c’est-à-dire avec la Rosacatiina, comme l’ont pensé Schleiden4 5 et Pritzel-Jessen1 ? Il est difficile de se prononcer, mais j’inclinerais à voir dans cet églantier la R. arvensis L., dont les fleurs, sinon les fruits, sont plus grandes que celles de la R. rubiginosa.

Si Conrad de Megenberg ne nous apprend rien au

1. « Bedegar haizet ain hagedorn oder weithagen ». Cap. iv. Von den Paume'n, p. 316, 8.

2. « Des hagdorns pleter habent ainen weinsmack und allermaist in déni lenzen, die weil si new sint ».

3. « Der paum... hat pleter gleich aim rosendorn oder aim veltdorn, iedocli sint sein früht kleiner wan des veltdorns früht. ez sint auch sein rôsen kleiner wan des veltdorns rdsen ».

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