‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 17 sur 391 · CULTURE DE LA ROSE DANS L’ANTIQUITÉ · texte numérisé non relu

CULTURE DE LA ROSE DANS L’ANTIQUITÉ

son nom. Le témoignage de Pindare 1 2 nous apprend qu’on la cultivait aussi dans la Grèce centrale. Les roses de Trachine étaient renommées ; celles de Lydie étaient encore plus célèbres. Nicandre place au second rang, après les roses d’Emathie, celles de Nisée de Mégare ; il vante aussi les roses de Phasélis, ainsi que celles qui « fleurissent sur les bords du Léthé de Magnésie' ». Les roses de Milet, tardives, mais d’un vil' incarnat, étaient estimées, quoiqu’elles n’eussent que douze pétales3 4. La pâle couleur de leurs fleurs faisait, au contraire, négliger les roses de la ville voisine d’Alabanda \

M ais la culture de la rose ne resta pas longtemps renfermée dans les limites de l’Asie Mineure ou de l’Hellade ; les colons grecs la transportèrent avec eux dans les établissements qu’ils formèrent loin de la mère patrie. C’est ainsi que la rose pénétra tour à tour en Sicile, où le poète Bion en racontera la naissance fabuleuse 5, et où Ovide nous montre Perséphone la cueillant, quand elle fut enlevée par Pluton 6 ; dans l’Italie méridionale, enfin dans la Cyrénaïque, où elle s’acclimata rapidement et pro-

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