La Grande Encyclopédie, s. v. Bibars
LA ROSE DANS LA PHARMACOPEE
Et Mahomet II, après la prise de Constantinople, n’entra, dit-on1, dans l’église de Sainte-Sophie, convertie en mosquée, qu’après l’avoir fait purifier avec cette même eau. Les Chrétiens d’Orient ont adopté cet usage, et dans l’église du Saint-Sépulcre c’est encore la coutume de laver avec ce précieux liquide la pierre sur laquelle, d’après la tradition, aurait été déposé le corps du Christ après la descente de la croix2.
Quant au sucre rosat ou conserve de roses, il était recommandé aux estomacs débilités; on en prenait, ainsi que du diarrhodon à la rhubarbe, pour se donner du ton, surtout au printemps et en été3. Celui que l’on préparait à Provins était si renommé, que c’était un des présents qu’on offrait aux princes et aux rois, quand ils traversaient cette ville4.
Le Livre de simple médecine, on doit s’y attendre, connaissait encore d’autres produits dans lesquels entrait la rose. Il donne entre autres comme un spécifique souverain contre les douleurs de reins ou de poitrine un emplâtre fait de pétales de roses (pilés) avec du blanc d’œuf et du vinaigre faible. Il préconise de même contre les vomissements une