SCÈNE Vil
Les Mêmes, M. SIMART, FRANGINE, Mme SIMART.
M. SIMART, en entrant.
Je vous présente ces dames.
TEISSIER, à Mme Simart et à Francine.
Je vous présente mon ami , monsieur Anatole
randeuil , s'inclinant devant M,no Simart. J'ai eu l'honneur de voir madame à Paris , il y a deux ans... Madame l'a sans doute oublié... Mme simart, le remettant.
En effet... Monsieur... plusieurs fois... au bal... Je me le rappelle.
M. simart, à part.
Elle a une mémoire !
randeuil, à part.
C'est qu'elle est toujours fort bien. (Il s'avance pour saluer Francine et reste interdit à sa vue. A part.) Ah! mon Dieu!
TEISSIER, à part Qu'est-ce qu'il a ? qu'est-ce qu'il a ?
m. simart, à part.
Est-ce qu'il aurait dansé avec toute la famille?
TEISSIER, bas, poussant Randeuil.
Mais salue donc.
RANDEUIL, à part, les yeux tixcs sur Francine. Je ne me trompe pas... C'est elle : c'est le domino a la rose jaune !
teissier, bas, le poussa ni de nouveau. Mail que diable as-tu?
RANDEUIL , à | ail.
I^lle ne me reconnaît pas !... 0 mon nez de carton, que je te remercie !
FRANCINE, bas à Mme Simart.
Il a l'air tout pétrifié, ce monsieur.
RANDEUIL, à part, pendant que Teissier lui donne toujours des coups de coude.
Pauvre garçon ! va, si tu te doutais !.. (Haut, saluant Francine.) Certainement.... Mademoiselle, veuillez croire... J'ai bien l'honneur...
M. SIMART.
Monsieur, vous ne refuserez pas , je l'espère , quelques rafraîchissemens... à la campagne , c'est l'usage. (Appelant.) Grospierre ! Grospierre !.. Des rafraîchissemens; dépêchez-vous.! Allons donc! randeuil , bas à Teissier, pendant que Grospierre approche un guéridon.
Dis-moi , ces dames étaient-elles à Paris il y a deux mois ?
teissier , bas.
Certainement... elles y ont passé le carnaval.
randeuil , à part.
Plus de doule... c'est elle! (Regardant M,ne Simart.) El l'autre , serait-ce la compagne du bal?.. Oh ! si je voyais la bague d'émeraude ! (Pendant ce lemps, tout le monde, excepté Randeuil, s'est placé autour du guéridon.)
M. simart, à Randeuil, qui est reslé debout. Monsieur, voulez-vous vous placer près de ma fille?
FRANCINE , bas à Mme Simart.
Décidément , ce monsieur ne veut pas de moi pour voisine.
teissier , à part.
Ah ça, ses bottes sont collées au parquet... Il a pris racine... il va germer !
M. SIMART.
Monsieur, je vous demanderai de rechef si vous voulez vous placer près de ma fille.
randeuil, allant s'asseoir.
Ah! mille pardons... J'ai parfois des distractions si ridicules!
Mme SIMART, ironiquement, lui versant à boire. Peut-être des souvenirs !
randeuil, a part.
La bague d'émeraude ! ( Il laisse retomber son verre sur le guéridon.) teissier, qui boit et mange des biscuits, à part. Mais qu'est-ce qu'il a?.. Il va me faire étrangler, c'est sur !
randeuil, à Mme Simart, d'un ton grave. Des souvenirs, madame?... Peut-être !
Mme SIMART, souriant.
Je ne vous comprends pas, monsieur.
RANDEUIL, gravement, à Francine.
Et vous, mademoiselle, me comprenez-vous?
francine , étonnée.
Si c'est une charade, adressez-vous à papa... il la devinera beaucoup mieux que moi. ( v pan. il a l'esprit dérangé , c'est sûr.
m. SIMART, vivement.
rue charade : un rébus! VovOM le reluis:
iiVM)i:i il.
Plus lard , si voui le permettez.
GR08P1BBRB, (|ui pendant ce temps n'a cesse (le tirer
Teinter par son habit, bas.
Dites-donc... monsieur?
TBI88IEB , avec humeor.
Eh bien , que me veux-tu?
QB08PIEBBB, bas.
J'ai fait un coup de tête... J'ai attaché Soliman !
ÏEI8SIEU, bas.
Kh! qu'est-ce que ça me fait, animal? (Francir.c 6e lève de lable, tout !c monde t'imite.) FRANCINE.
Allons, monsieur Teissicr, ma revanctie d'hier ! (A Randcuil.) Monsieur joue-t-il au billard? randeuil, gravement.
Jamais, mademoiselle. (A partj Elle joue au billard, à présent !
francine, à Mn,e Simarl.
Vous ne venez pas avec nous?
Mme SIMART, montrant le métier à tapisserie. Non, tu sais que j'ai à terminer cette broderie... C'est pour la fête de ma sœur.
M. simart, à Randeuil.
Pendant que ces enfans vont s'escrimer au billard, vous allez faire galerie avec moi, n'est-ce pas, et vous rne direz votre rébus ?
RANDEUIL.
Je vous demande mille pardons... mais une lettre à écrire...
M. SIMART.
A votre aise... (A part.) Est-ce qu'il va rester avec ma femme? (Lui montrant la perle à gauche.) Votre chambre est par ici.
teissier, bas à Randeuil.
Je ne sais pas ce que tu as dans l'esprit, mais tu peux te vanter de m'avoir bien étonné.
francine, qui est entrée un moment dans la chambre
à droite , et qui en ressort une queue de billard à la
main.
Eh bien , monsieur Teissier?
TESSIER
Voilà! je parlais à mon ami. (Il suit Franchie.) M. simart, au moment de sortir, et revenant près de Randeuil , à part.
Je crois qu'il va rester avec ma femme. (Haut.) Votre chambre est par ici.
FiîANCINE , reparaissant.
Allons donc! papa; yous aussi!... Mais venez donc!
M. SIMART.
Voici , ma tille, voici... (A part.) Décidément il va rester avec ma femme !
(Il sort avec Franchie et Teissier, en continuant de
montrer à Randeuil la porte de sa chambre.) 0908900 ooeooooeoooooooQsooeQuooeeowetiooooeueooooodoeodoo