LA SAINTE MESSE
en union avec les sacrés cœurs de Jésus et Marie
Suivant le Concile de Trente, le saint sacrifice de la Messe est le même que celui de la Croix, puisque c'est la même victime qui est offerte dans l'un et dans l'autre, avec cette seule différence que Jésus-Christ, souverain prêtre, s'offrit luimême d'une manière sanglante sur le Calvaire, et qu'il s'offre sur l'autel d'une manière non sanglante, par les mains des prêtres ses ministres.
La meilleure méthode pour entendre la Messe est donc de nous figurer l'autel comme un nouveau Calvaire, ou plutôt de nous transporter en esprit sur le Calvaire lui-même, en nous unissant aux dispositions du sacré cœur de Jésus s'offrant à son Père pour réparer les outrages faits à sa gloire et expier les péchés des hommes, et aux dispositions du cœur de Marie, qui furent en tout parfaitement conformes à celles de son divin Fils.
au Calvaire.
Prière avant la Messe.
Cœur adorable de Jésus, seul parfait adorateur de la divine Majesté et unique médiateur entre Dieu offensé et l'homme coupable, je m'unis aux intentions qui vous portèrent à vous immoler sur la croix, et qui vous portent à vous immoler encore tous les jours sur l'autel.
Faites que j'assiste à cette Messe avec les sentiments dont était pénétré le cœur de Marie sur le Calvaire et au pied des autels lorsqu'elle assistait à la Messe célébrée par les apôtres.
Obtenez-moi, divin cœur de Marie, la foi vive et l'amour ardent avec lesquels vous vous immolez vous-même en union avec la divine victime.
Pendant le Confiteor.
Considérez le cœur de Jésus agonisant au jardin des Olives, et plongé dans la tristesse à la vue de vos ingratitudes et des châtiments qu'elles ont mérités; le cœur de Marie, retirée dans sa cellule, partageant toute la tristesse du cœur de son divin Fils.
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Divin Jésus, j'étais présent à votre pensée, avec le cortège affreux de mes
péchés, lorsque votre cœur fut saisi de crainte, de tristesse et d'ennui, à la vue du calice amer de la Passion qui vous était présenté pour les expier. C'est moi qui ai été, par mes ingratitudes, la cause de votre agonie mortelle et de la sueur de sang dont vous avez arrosé le jardin des Olives. C'est moi qui ai plongé le cœur de Marie dans un océan d'amertume. Oui, c'est par ma faute que Jésus et Marie ont enduré de si cruelles souffrances pendant tout le cours de la Passion, c'est par ma propre faute, c'est par ma très grande faute. Pardonnez-moi, cœur miséricordieux de Jésus, comme vous pardonnâtes à Madeleine pénitente -et au larron repentant et résigné sur sa croix. Je supplie le cœur de la bienheureuse Marie toujours vierge de vouloir bien intercéder pour moi, afin que j'obtienne un cœur contrit et humilié qui me fasse trouver grâce devant la divine clémence.
A l'Intrott et au Kyrie.
Accompagnez en esprit Jésus-Christ, qui est conduit, chargé de chaînes, devant le tribunal du grand-prêtre.
C'est pour m'affranchir des chaînes du péché et me gratifier de la sainte liberté des enfants de Dieu que votre cœur généreux, ô divin Sauveur ! a consenti à subir les chaînes et la prison. C'est par le même sentiment de miséricorde et de charité que votre cœur, ô Marie I a consenti à l'humiliante captivité de votre Fils. Et moi, aveugle et ingrat, j'ai re- . noncé, par le péché, au bienfait de ma rédemption, et je me suis engagé de nouveau dans le plus honteux esclavage, sous la tyrannie du démon et des mauvaises habitudes. Cœurs sacrés de Jésus et de Marie, ayez compassion de ma misère et réclamez pour moi, je vous prie, la miséricorde de la sainte Trinité, afin que, renonçant aux habitudes et aux occasions du péché, je rentre en possession des droits que me conféra le bap-
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téme, et que j'honore désormais, par la sainteté de ma vie, le Père céleste qui m'a adopté, le Fils de Dieu qui m'a fait B membre de son corps mystique, et l'Esprit saint qui veut habiter en moi comme dans son temple vivant.
Au Gloria in excelsis.
Contemplez Jésus-Christ confessant sa divinité devant le tribunal du grand-prètre, quoiqu'il sache que cette généreuse confession ne lui attirera que des outrages et une sentence de mort.
Dans les opprobres et les humiliations de la Passion, le cœur de Jésus adore, loue, bénit et glorifie les perfections divines qui ont trouvé le secret admirable de punir le péché sans perdre les pécheurs, en faisant * tomber toute la rigueur de la justice sur le juste et le saint, parce qu'il s'est fait caution pour leurs crimes. Le cœur de Marie s'unit aux adorations, aux louanges et aux actions de grâces du cœur de Jésus.
Qu'il me soit permis, Trinité sainte, de m 'unir aux hommages que vous ren-
dent ces divins cœurs et de bénir votre sainteté, votre justice, votre sagesse, ■ votre miséricorde, votre bonté infinie dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.
Aux Oraisons.
Transportez-vous en esprit dans la prison où Jésus, livré à la garde des soldats et des valets du grand-prètre, est rassasié d'opprobres pendant le reste de la nuit de sa passion.
Divin Agneau, votre langue était muette pendant que vos ennemis vous donnaient des soufflets, souillaient votre auguste face d'horribles crachats et blasphémaient contre votre divinité ; mais votre cœur charitable demandait grâce pour ces impies et pour tous les pécheurs qui vous ont outragé par leur bouche et par leurs mains. Cœur aima- - ble de Jésus, demandez grâce pour moi; et vous , auguste Marie, obtenez-moi de graver dans mon cœur et d'imiter comme vous les exemples de douceur, d'humilité, de patience et de charité que m'a donnés votre adorable Fils.
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A rÉpitre.
Suivez Jésus- Christ renvoyé du tribunal de Caïphe à celui de Pilate, et du tribunal de Pilate à celui d'Hérode.
C'est pour recevoir plus d'opprobres que vous avez voulu comparaître successivement devant les tribunaux de tant de juges iniques, ô divin Jésus 1 c'est afin de mériter à vos disciples fidèles la grâce d'estimer leur bonheur lorsqu'ils sont calomniés et persécutés pour la justice. Tant votre cœur était avide d'humiliation, tant il avait de zèle et de charité , ô Marie, vous fûtes la première à vous pénétrer des sentiments du cœur de votre Fils, à profiter, à son école, de cette grande leçou qu'il nous a donnée :
Apprenez de moi que je suis doux el humble de cœur. Vous pardonnâtes généreusement â ces juges injustes et cruels qui faisaient subir à l'envie au Saint des saints, annoncé par tant de prophéties et désiré de toutes les nations, les affronts et les ignominies. Cœur de Marie 1 obte-
nez -moi la grâce de me conformer comme vous aux sentiments du cœur de votre Fils et de rendre à mes ennemis l'amour pour la haine, les services pour les mauvais traitements et les bénédictions pour les malédictions.
A l'Évangile.
Ecoutez avec foi cette déclaration que Jésus fait à Pilate : « Je suis venu dans le monde afin de rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix.» (Jean, 18, 37.) Gémissez sur l'indifférence de Pilate, qui , après avoir demandé à Jésus : Qu'est-ce que la vérité? sort sans attendre une réponse de laquelle dépendait son salut.
Oui je crois, ô divin Jésus I que c'est pour rendre témoignage à la vérité que vous êtes venu dans le monde. Votre cœur compatissant a été touché en le voyant désolé par les erreurs et les vices ; et alors, pressé par les entrailles de votre miséricorde, vous êtes venu lui enseigner, par votre doctrine et vos exemples, la voie véritable qui conduit à la vie. Ne permettez pas, Seigneur, que j'imite l'infi-
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dèle Pilate et tant d'indifférents en matière de religion. Faites, au contraire, que, par ma docilité à écouter votre voix, je me montre constamment enfant de la vérité. 0 Marie ! qui conservez avec tant de soin dans votre cœur les paroles de votre Fils , que vous avez mérité dètre proclamée plus heureuse pour votre fidélité à les écouter et à les mettre en pratique, que pour le privilège de la maternité divine, obtenez-moi la grâce d'imiter votre fidélité en professant hautement la foi catholique et en pratiquant, sans respect humain, tous les devoirs qu'elle impose.
Au Credo.
Vous êtes heureuse, ô Marie ! parce que vous avez cru les mystères ineffables qui vous ont été révélés d'en haut. Beat a, quœ credidisti (Luc, 1 , 44), et c'est en récompense de votre foi que vous avez été choisie pour être la coopératrice de
ments de l'incarnation, les humiliations
de la crèche et les opprobres de la croix .
n'ont pu vous faire douter un seul instant de la divinité de votre Fils ni de la vérité des promesses du ciel. Obtenezmoi, ô Mère du Verbe incarné! l'inébranlable fermeté de votre cœur, afin que je croie constamment toutes les vérités qui m'ont été révélées par votre Fils et que m'enseigne l'Église catholique, afin que jamais les scandales de l'incrédulité ni les persécutions du monde ne m'empêchent de faire des vérités de ma foi la règle de mes pensées , de mes paroles et de toute ma conduite.
A l'Offertoire.
CoDsidérez comment un lâche respect porte Pilate à faire endurer à Jésus le supplice de la flagellation et du couronnement d'épines, et enfin à prononcer contre le Fils de Dieu une sentence de mort, quoiqu'il soit convaincu de son innocence.
C'est pour expier nos péchés d'orgueil et de sensualité que vous avez consenti, 0 Jésus! à être flagellé et couronné d'épines. C'est pour rendre hommage au
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souverain domaine de votre Père sur la vie et sur la mort que vous voulez vous soumettre â cet arrêt mortel prononcé par un juge païen, tant votre cœur généreux a de zèle pour la gloire de Dieu et le salut des hommes. C'est dans le même esprit de zèle et de charité que le cœur de votre divine Mère acquiesce à celte cruelle sentence et consent à vous voir immolé sur la croix. Adorable Rédempteur, qui allez encore vous immoler sur l'autel, agréez l'offrande que je vous fais dans ce sacrifice de tout ce que j'ai, de tout ce que je suis et de tout ce que je possède ou pourrai jamais posséder .
sur la terre. Trop heureux si, en union à votre sacrifice et à celui de votre Mère, je pouvais m'immoler pour la cause de la foi ou pour la sanctification des âmes que vous avez rachetées de votre sang.
A TOrate fratres et aux Secrètes.
Considérez avec quel amour Jésus accepte la croix, instrument de notre salut, et que l'on place sur ses épaules.
Vous aviez dit, ô divin Jésu9 ! en prédisant votre passion : Je dois être baptisé d'un baptême de sang, et combien me sensje pressé jusqu'à ce qu'il s'accomplisse!
(Luc, 12, 500
Avec quel empressement donc vous embrassâtes la croix qui devait être l'instrument de ce baptême sanglant après lequel soupirait votre divin cœur! C'est la malice des hommes qui vous Ta préparée I mais vous l'acceptez de la main de votre Père, qui se sert de leurs mau* vaises dispositions pour accomplir les éternels desseins de sa miséricorde. Votre cœur, ô Marie ! partageait les sentiments du cœur de votre Fils, et se résignait à porter une croix intérieure qui n'était pas moins cruelle.
Obtenez -moi la grâce de recevoir amoureusement les croix que me réservera la divine Providence, dans les peines et les afflictions de la vie, et de les faire servir , suivant ses adorables desseins, à l'expiation de mes péchés, à l'exercice de l'humilité, de la patience,
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de la charité et à l'augmention de nos mérites.
A la Préface et au Sanctus.
Contemplez Jésus s'acheminant du prétoire au Calvaire chargé de sa croix.
Les cœurs en haut! Sursum corda!
nous dit le célébrant, afin de nous inviter à des pensées et à des sentiments dignes de l'action par excellence qui va être accomplie. Les cœurs en haut! nous crient Jésus et Marie montant au Calvaire. Ici point de pensées basses et terrestres, point de sentiments charnels et humains.
Je veux entrer dans les intentions et les sentiments de votre cœur, ô divin Jésus! Vous montez au Calvaire pour rendre à la divine Majesté l'hommage souverain qui lui est dû, pour rendre à la divine bonté des actions de grâce proportionnées à ses bienfaits, pour offrir à la divine justice une satisfaction qui compense parfaitement l'injure que nos crimes ont fait à sa sainteté et enfin
obtenir de la divine clémence toute grâce et toute bénédiction. Le cœur de Marie s'unit à vos intentions et à vos • sentiments en vous accompagnant au Calvaire. C'est dans les mêmes inten-
tions et les mêmes sentiments que je vous offre ce saint sacrifice, ô Trinité sainte! et je m'unis aux cantiques par lesquels les Anges et les Archanges, les Trônes et les Dominations et toutes les puissances de la milice céleste, glorifièrent votre sainteté infinie pendant le sacrifice du Calvaire, la glorifieront jusqu'à la consommation des siècles pendant l'oblation de la sainte Messe et sans fin pendant l'éternité.
Depuis le Sanctus jusqu'à la Consécration.
Contemplez Jésus, l'agneau sans tache, dépouillé de ses vêtements, étendu sur la croix et cloué à l'autel de son sacrifice.
C'est à ce point que vous m'avez aimé, ô divin Jésus ! jusqu'à vous livrer pour mon amour aux tourments les plus
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ignominieux et au plus cruel des supplices.
Je vous offre, Père céleste, l'Agneau qui efface les péchés du inonde en expiation de tous les péchés par lesquels j*ai outragé votre Majesté sainte; daignez, en vue de ses mérites, m 'accorder le pardon. Je vous offre la charité inflnie qui Ta porté à s'immoler pour votre gloire et le salut du genre humain, en expiation de ma tiédeur dans votre service. Je vous offre, pour les mêmes Ans, les douleurs cruelles du cœur de Marie, lorsqu'elle entendit le bruit horrible des marteaux qui enfonçaient les clous dans les pieds et les mains de son Fils bienaimé, et l'affreux écho du Calvaire qui, en redoublant les coups, redoublait ses tourments et multipliait les glaives qui transperçaient son âme. C'est en vue des mérites de la charité infinie du cœur de votre Fils et des douleurs du cœur immaculé de Marie, que je vous supplie, ô Père tout-puissant! de protéger votre Église, le Souverain-Pontife et les pas-
teurs qui la gouvernent. Accordez-nous à tous les grâces qui nous sont nécessaires pour arriver au ciel.
Depuis l'Elévation jusqu'au Pater.
Contemplez Jésus-Christ élevé sur la croix entre le ciel et la terre, et faisant l'office de médiateur entre Dieu et les hommes, tandis que Marie, debout au pied de la croix, remplit l'office de médiatrice auprès de Jésus, souverain médiateur.
C'est par le cœur de Jésus, dans le cœur de Jésus et avec le cœur de Jésus s'offrant lui-même sur l'autel que je vous rends, Trinité sainte, tout honneur et toute gloire sur la terre; c'est dans le cœur de Jésus, par le cœur de Jésus et avec le cœur de Jésus que j'espère, tout pécheur que je suis, vous rendre tout honneur et toute gloire pendant l'éternité.
Cœur de Marie, vous étiez transpercé du glaive de douleur à la vue de Jésus immolé sur la croix/ et, pendant le reste de votre vie, la vue seule de l'adorable victime offerte sur l'autel, par les mains des apôtres , renouvelait toutes vos dou-
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leurs du calvaire ; daignez me faire participer à vos angoisses et aux plaies de votre Fils mort pour me racheter; obtenez-moi de compatir toute ma vie à sa Passion et à vos douleurs? Obtenez-moi le zèle de la gloire de Dieu et du salut des âmes dont le cœur de Jésus embrasa votre cœur sur le Calvaire? mais surtout un zèle constant pour la sanctification et le salut de mon âme rachetée à si grand prix.
Pater.
Ecoutez et méditez les sept paroles de Jésus en croix, et faites avec confiance les sept demandes de l'Oraison dominicale que Jésus-Christ lui-même nous a enseignée.
Notre Père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour, et pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés; ne nous laissez point succom-
ber à la tentation , mais délivrez-nous
du mal. Ainsi soit-il.
A la fraction de l'Hostie.
Contemplez l'ouverture du sacré côté duquel découlent l'eau et le sang pour notre justification.
Votre cœur ouvert par la lance m'invite à la componction f ô divin Jésus !
puisque ce sont mes péchés qui vous ont fait cette cruelle et profonde blessure; mais cette blessure a été plus cruelle encore pour votre cœur, ô Marie ! que pour celui de Jésus. « 0 tendre Mère, dirai-je avec saint Bernard, c'est alors que vous avez mérité le titre de Reine des martyrs, parce que vous avez plus souffert que tous les martyrs ensemble, et que la compassion de l'âme est un plus grand supplice que toutes les tortures du corps. »
0 Marie! qui avez recueilli avec tant de respect, suivant la tradition, l'eau et le sang qui découlèrent du sacré côté entr'ouvert par la lance, daignez m 'appliquer les mérites de ce sang adorable
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dont vous êtes la dispensatrice, et purifier mon âme de ses souillures dans cette eau salutaire.
« Seigneur Jésus, dirai-je encore avec sainte Brigitte, je vous en conjure par votre sacré cœur percé par la lance, - transpercez mon cœur des traits de votre divin amour, afin que, mort au monde, je vous aime uniquement, non de bouche et en parole , mais en vérité et en œuvre.»
A l'Agnus Dei et à la Communion.
Contemplez le corps de Jésus-Christ déposé de id croix et remis à sa mère, puis embaumé et mis dans le tombeau.
Suivant la pieuse tradition, vous avez aidé, ô Mère affligée 1 Joseph d'Arimathie et Nicodème à ensevelir et à embaumer le corps de votre Fils. Permettez-moi, ô ma tendrp Mère! d'offrir à Jésus les dispositions de votre cœur, en supplément à celles qui me manquent.
Que ne puis-je, en ce moment oîi il daigne descendre dans mon cœur pour y
recevoir une nouvelle sépulture, le lui offrir renouvelé par la pénitence ! Que ne puis-je représenter les suaires de fin lin par la pureté dema conscience; lamyrrhe, et l'aloès par la mortification intérieure et extérieure; la bonne odeur des parfums, par la sainteté et l'édification de ma vie ; la pierre , les scellés et les gardes du sépulcre par ma vigilance. Faitesmoi participer, ô Marie ! aux sentiments dont votre cœur était pénétré au moment de Tincarnation du Verbe dans votre chaste sein et à la ferveur de vos communions, lorsque vous assistiez à l'auguste sacrifice de la Messe célébrée dans votre maison, par le disciple bienaimé y votre fils adoptif.
De la Fostcommunion à la fin de la Messe.
Contemplez Marie occupée, pendant que le corps de Jésus repose dans le tombeau, à repasser dans sa cellule solitaire le mystère de la passion, en attendant que son fils ressuscité vienne la consoler par sa présence. '
Je vous offre, ô mon Dieul en recon-