‹ La RoumanieChapitre 42 sur 69 · TONNEAUX · texte numérisé non relu

TONNEAUX

Entrées : 1 .787 navires jaugeant. . . 1.600.940

Sorties : 1.724 . 1.578.200

Les chiffres exacts du commerce pour les deux dernières années n’étant pas encore connus, nous n’avons de Galatz et de Brada que quelques lettres dans lesquelles nous trouvons les renseignements qui suivent sur l’exportation française.

On nous signale que le commerce de tous les articles que nous exportons en Roumanie pourrait acquérir un plus grand développement; par

LA r.Or.MAMK

exemple, les indiennes, les lainages et les soies ordinaires, les machines agricoles, même les clous que la France était seule à fournir à la Roumanie.

Les clous dits « pointes de Paris », et les clous pour semelles sont très demandés, mais la Belgique el l’Allemagne nous ont supplantés dans celle vente.

11 est regrettable d'avoir à dire qu'un défaut dans la fabrication française a contribué à nous faire perdre ce monopole, qui avait son importance, puisqu’on importe annuellement en Roumanie 15.000.000 kilog. de clous, représentant une valeur de 3.000.000 de francs.

Lin 1895, on remarque à üalatz l’importance du commerce des bois, qui a été, pour 1894, de dix mille wagons, soit 100.000.000 kilog. à l’importation, dont /.SIS. 214 kilog. ont été expédiés en France.

On prévoit que l’exportation des bois de provenance roumaine est appelée à prendre une grande extension.

Les nombreuses forêts contiennent beaucoup de

maison

française

êtres, noyers, etc., et une Lord eaux a déjà entrepris

LA lîOI MAMi:

1’exploilalion d’une for ri silure do Jassv.

en Moldavie,

près

L’utilité d’une ligne de navigation entre les ports du Danube et Dunkerque a été discutée. Une compagnie française aurait intérêt à créer un service mensuel de bateaux de grand tonnage, ce qui permettrait aux industriels français de s’approvisionner directement à Dunkerque au lieu d’aller à Anvers, comme ils sont obligés de le faire actuellement, puisque ce port forme un des grands débouchés de la Roumanie.

De toutes parts, du reste, on remarque combien il serait facile à la France d’entretenir avec la Roumanie des relations commerciales plus sérieuses. Le gouvernement, désireux d’améliorer l’état de l’agriculture, entravé par suite de l’ancien matériel employé par les paysans roumains, s’efforce de le remplacer par des instruments nouveaux. On a surtout besoin de petites machines, n’exigeant pas de chevaux, et de charrues fabriquées avec soin, la moindre réparation étant difficile à faire faire dans les campagnes.

Les Français ont une place prépondérante dans l’exécution des travaux publics; citons-en, pour exemples, qu’en 1893, un architecte parisien, M. A. Marcel, a remporté une prime de 100.000 fr. pour laconstruction d’une gare centrale à Bucarest.

On sait que le pont de Cernavoda a été cons-

trait par la maison Fives-Lille ; des entreprises de pavage, d’éclairage, d’extraction de pierres, etc., ont été exécutées par des Français. Enfin, c’est à La maison Eloi Jacquemin qu’ont été confiés les travaux de la rectification du cours du Sereth.

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