‹ La route de PoissyChapitre 4 sur 23 · SC NE IV · texte numérisé non relu

SC NE IV

Mad. BERTHIER, GEORGETTE et puis ANDRÉ et JAMES.

georgette , accourant.

Via un courrier ! c'est André avec un domestique en livrée.

Mme BERTHIER.

Eh! vite, Georgetle ! donne-'eur un coup à boire.

andré , entrant.

Eh ! l'auberge ! quelqu'un.

JAMES

Oui quelqu'un... oh ! la !a la !

Mme BERTHIER.

Quel train vous faites, monsieur André-'

ANDRÉ

Bonjour, mère Berthier.

Mme BERTHIER.

Bon jour mon garçon.

ANDRÉ

Tout Y monde s' porte bien chez vous ?

Mrae BERHIER.

J' suis la plus malade.

and né, à James.

Monsieur James, faut- il commander les chevaux.

JAMES , marchant avec peine.

Laisse donc, j'ai les jambesetles cuisses en capilotade... v'ià la première fois que je cours la poste, et c'est bien la dernière... Oh! la la.

Am : Je loge au quatrième étage.

Tenez, j'vous l'dis avec franchise, Mon père était marchand d'coton; J'fus élevé dans sa marchandise, Jugez si le cheval m'est bon.

ANDRE

Celui dont vous v'nez de descendre A la bouch' tendre et le pied sûr.

JAMES

Il peut s'fair' qu'il ait la bouch' tendre , Mais il a l'trot diablement dur.

Mme BERTHIER.

V ous vous arrêtez donc ici ? C'est que je n'ai plus

qu'une chambre faut-il la conserver pour votre

maître ?

JAMES

M> • -/i , on verra quand il sera ici , il ne peut tarder.

M""e BERIIIER.

Comme vous voudrez... j' vas toujours lui faire préparer à déjeuner.

JAMES

Oh! pour ça vous ne risquez rien; les Anglais ça boit et ça mange toute la journée. (Mad. Berthier sort, Georgelte apporte une bouteille et des verres et verse à boire. )

ANDRÉ

A vot' santés, mam'selle Georgetle. [il boit.)

JAMES. De tout mon cœur!... (il boit) GF.ORGETTE.

Vous êtes bien bon, messieurs, asseyez- vous donc, vous s'rez plus à vot' aise.

JAMES

Non, non, impossible, parce que , voyez- vous , nous avons été un train... et puis mon maudit bidet... ANDRÉ , l'asseyant sur une chaise.

Allons donc, du courage.

james , criant.

Oh ! la la.

GEORGETTE

A présent, j 'allons vous chercher un p'tit morceau qui chauffe, et vous m'cont'rez les nouvelles de Paris.

{Elle sort.)

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