‹ La Rupture de la Symphyse Pubienne Au Cours de l'AccouchementChapitre 4 sur 44 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au mois de mai dernier, entrait, à l'hôpital de la Charité, dans le service du D'Maygrier, une femme qui y accouchait quelques jours plus tard.

Un abcès de la région pubienne s'était déclaré, elle fut envoyée à M. le D' Campenon, dont nous étions l'interne.

L'ouverture de la collection purulente fit découvrir une rupture ignorée de la symphyse pubienne.

Exposant ce fait à la haute compétence de M.le professeur Pinard, il nous conseilla d'étudier la question à cause de la rareté de cet accident, et d’en faire le sujet de notre thèse inaugurale.

Avant d'entrer en matière, nous tenons à remercier publiquement les maîtres qui nous ont permis de profiter de leur enseignement.

C’est dans le service de M. le D'Rendu, professeur agrégé, que nous avons puisé les premiers éléments de médecine comme bénévole puis comme externe ; c'est lui qui nous a appris à observer ; aussi, n’oublierons-nous jamais la bienveillance que ce grand clinicien a prodiguée au débutant, et les marques de sympathie qu'il n'a cessé de nous donner depuis cette époque.

Nommé interne provisoire, nous apprenions à poser un diagnostic chirurgical ferme dans les services de MM. les professeurs agrégés

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Reclus et Campenon; ce sont ces deux maîtres qui nous ont fait prendre goût à la chirurgie.

L'année suivante est consacrée aux maladies des enfants. M.le professeur Grancher et M. le D'Marfan, professeur agrégé, nous initient aux difficultés de la médecine infantile. M. le D' Brun, professeur agrégé, nous fait l'honneur de nous accepter dans son service ; nous recueillons de ce maître si bienveillant nos connaissances en chirurgie et orthopédie infantiles.

Que M. le D'Reynier, professeur agrégé, veuille bien accepter nos plus sincères remercîments pour l’année qu'il nous a permis de passer dans son beau service de l'hôpital Lariboisière, où nous avons pu apprendre à nous servir du bistouri, grâce à la grande initiative qu'il nous a toujours laissée.

Remplacé pendant les vacances par M. le D' Legueu, professeur agrégé, nous sommes heureux de la confiance qu'il nous a accordée, et nous lui devons l’idée que nous nous sommes faite des grands avantages de l’asepsie.

Notre prédilection pour la science obstétricale nous a été inspirée par MM. les D'" Varnier, Lepage et Potocki, qui furent nos chefs pendant l’année d’internat passée à la Maternité de l’Hôtel- Dieu annexe. Non seulement nous les remercions bien sincèrement de nous avoir ouvert notre voie, mais nous ue saurions oublier que nous devons adresser plus haut ces remercîments, car c’est l’enseignement si précis du professeur P inard qui nous a nourri dans la parole de ces trois maîtres.

Que nos maîtres en médecine, MM. les D'° Barth, Moutard- Martin, Florand, Courtois-Suflit et Dalché veuillent bien croire à notre reconnaissance pour la confiance qu’ils nous ont toujours manifestée. 3 à

A côté de l'hôpital, il y a le laboratoire ; aussi n'oublierons-nous pas les marques d'amitié que nous a toujours données M. le D' Thiéry, professeur agrégé ; il nous a fait prendre goût à l’anatomie et nous a ouvert le laboratoire du professeur Farabeuf. C’est auprès de ce grand maître, si bienveillant et si dévoué, que nous avons puisé nos connaissances anatomiques.

Nous remercions le D' Duflocq, médecin des hôpitaux, des leçons de bactériologie qu’il a bien voulu nous faire à l'Hôtel-Dieu annexe.

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Des circonstances particulières nous empêchent de consacrer à M. le D' Bouilly l’année qu'il nous avait réservée, nous regretterons de ne pas pouvoir être son élève.

Nous remercions le D' Claude de son précieux concours, et nous prions notre collègue et ami Herrenschmidt de croire à notre plus profonde reconnaissance pour le dévouement avec lequel il nous a aidé dans ce travail.

Nous serions un ingrat si nous ne profitions de ce moment pour affirmer à trois de nos maîtres la grande affection que nous leur devons. MM. les D Campenon, Florand et Lepage ont été pour nous plus que des chefs de service, ils nous ont donné une preuve plus grande de confiance en nous ouvrant leur foyer, en nous dirigeant dans le choix de la voie que nous allons suivre et en ne cessant de nous prodiguer des conseils vraiment paternels. Les mots ne sont pas assez forts pour leur exprimer les sentiments que nous ressentons pour eux, nous les assurons de notre plus sincère reconnaissance et de notre plus profond dévouement.

Nous adressons à M. le D' Ribemont-Dessaignes, professeur agrégé, l'expression de notre vive gratitude pour la marque de confiance qu’il nous a donnée dans des circonstances récentes.

Que M. le D' Chevallier, chirurgien des hôpitaux, veuille bien accepter nos sincères remerciments pour l'amitié qu'il a toujours manifestée à notre égard, et pour les nombreux conseils qu'il nous a donnés depuis le début de nos études médicales.

A M. le professur Pinard nous adressons ici l'assurance de notre plus profonde reconnaissance pour l’honneur qu’il nous a fait en acceptant la présidence de cette thèse et pour la bienveillance avec laquelle il nous a ouvert son service de la clinique Baudelocque.

Nous avons suivi dans notre travail le plan le plus généralement adopté; après une introduction anatomique et physiologique, nous abordons la symptomatologie, la pathogénie, le diagnostic et le traitement; puis nous exposons un cas personnel et celui que nous devons à l’obligeance du professeur Pinard; nous faisons suivre ces deux cas des observations que nous avons pu recueillir, et terminons par l'exposé de nos conclusions.

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