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séalisés avec le concours du Ministère qu'il dirigeait ou sur son initiative. J'en recueillis mainies preuves lors d'un voyage que je pus faire il y a quelques années
, en Russie, On lui était vivement reconnaissant des efforts qu'il prodiguait pour soutenir les intérêts des agriculteurs et les défendre contre les excès d'un
* fonctionnarisme trop souvent omnipolent.
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Il souffrait des maux dont ‘il était le lémoin attristé. Esprit profondément libéral, il voyait et
“sentait la nécessité des réformes. Mais, à raison de
l’organisation même du système de gouvernement en Russie, le Ministre de l'Agriculture n'avait le droit
.. de s'occuper que des questions exclusivement tech- “* niques ; toutes les autres, par exemple celles relatives
a la situation des paysans, au commerce, aux droits juridiques des classes rurales, etc., lur étaient interdites comme étant en dehors de sa compétence. En l'absence de solidarité entre les Ministres, il n'avait
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iv PRÉFACE
donc ni le droit ni la possibilité de les soulever. Il est certain, — quoiqu'il ne le dise pas, — que M. Alexis Yermoloff n'aurait pas hésité à aborder ces problèmes délicats, si la limite imposée à ses fonctions ne lui avait pas interdit une telle initiative. On peut le regretter, car il n’est pas douteux que la réalisation progressive des réformes les plus urgentes aurait enrayé le désordre qui stupéfait aujourd'hui le monde entier.
La refonte du régime agraire se place au premier rang de ces réformes. On parle journellement, en dehors de la Russie, de la situation misérable des paysans, souvent sans la connaître suffisamment. M. Alexis Yermoloff la dépeint sous les couleurs les plus sombres, maïs 1l indique les remèdes qui doivent l'améliorer, en même temps qu'il flétrit les procédés odieux par lesquels les agitateurs anarchistes ont trompé les paysans. Il montre l'abime dans lequel les solutions révolutionnaires feraient sombrer la richesse agricole de la Russie. Si, par malheur, ces solutions venaient à prévaloir, l'agriculture actuelle, qu’il dépeint avec ses défauts, maïs aussi ses qualités. ferait un singulier contraste avec celle qui, dans peu d'années, caractériserait une Russie appauyrie, acculée à la ruine.
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