OUVRAGE COLLECTIF
PUBLIÉ sous LA DIRECTION DE l'aUTEUR
Eafijclopédla daa dans da Monda, Répartoira nnivaraal daa aoiancaa, daa latlraa at daa arta, avec des notir^g sur les principales familles historiques et sur les personnages célèbres morts et vivants. Paris, 1835-1845, 22 tomes en 44 vol., gr. in-8", chez Treuttel et WiirU.
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PARIS DIDIER ET C", LIBRAIRES-ËDITEUnS
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> yDidide/ffât. fia us notre Histoire intinm^éê^^la Huniff (184/7), nims'aTons *dàjk abwdé.wi^ tâehé qu'ii est indi^oBftble de rêiqplir, ^i lus ^mmI^ de*oe/^ratid 'pays ^doivdnt^ viviflôt^-dt ofTràr, àlli leoture, lemâiiid atttraît qao Thisloire d^G| Étals d'Occident. Ce qui fait le charmeidë rhi&toii« de la^Ftance^ parjesemple^ic'esl qti&ie^.9èdtidos^c-
▼I PiiÉFACË.
ncmenls s'y éclaire dune mtïsse incroyable de révélaliûns, confessions intimes et personnelles qui font connaître les acteurs du drame politique, permettent d'apprécier les caractères et Facilitent l'intelligence des causes et des effets. Les Mémoires publiés par des personnages historiques se comptent chez nous par centaines : c'est tout un genre de littérature, auquel on commence à consacrer des travaux spéciaux d'exploration et de critique.
Et ce genre est précieux, de l'avis de tous. Car, tandis que, privée de son secours, l'hisloire incline à réduire à un petit nombre de faits, en apparence simples et unis, toute la diversité, toutes les complications infinies de la vie des rois et des peuples, elle voit les choses tout autrement quand elle a pu puiser à cette source. Dans ce qui paraissait uni, elle remarque alors et retrace une multitude de cnoleurs et de rouages dont elle ne soupçonnait pas l'existence, mais qui, en introduisant la variété dans ses récits, lui permettent aussi de s'ériger en juge, en moraliste, et de donner, par un examen des replis du cœur humain, des leçons et des aver* tissement salutaires.
Les annales de la Russie sont encore loin d'être
PRÉFACE. vu
éclairées de tant de rayons de lumière : aussi paraissent-elles décolorées 9 ternes, même dans les pages des meilleurs historiens, Karamzinc, Solovief et autres, écrivains d*un grand mcrile pourtant. Il est vrai que cela s'explique en partie par Tabsence^ naguère encore absolue, de vie politique dans ce grand empire autocratique, où l'individu se perd dans Tensemble, où une seule personnalité, celle du souverain, fixe exclusivement tous les regards; et peut-être a-t-il fallu la succession de règnes de femmes qui caractérise le siècle dernier, avec leurs défaillances, leurs intrigues de cour et d'alcôve, leurs rivalités ouvertes ou cachées, pour faire rompre le silence obséquieux que chacun gardait sur la personne du maître et son entourage immédiat. Tant de bruits on même de spectacles étranges piquaient au vif la curiosité! Depuis ce temps, on ne peut plus dire' que le genre auxiliaire de l'histoire proprement dite dont nous parlons ait fait entièrement défaut à la Russie. Si ses propres enfants ont été empêchés de combler cette lacune,4tâche qui sans doute eût tenté leur spirituelle maligniléi l'étranger (qu'ils accusent, à tort peut-être, d'être mal instruit de leurs affaires) y a poui*vu avec un