‹ La Saint-Barthélemi: drame en plusieurs scènesChapitre 18 sur 94 · LA SUITE DE COLIGNI · texte numérisé non relu

LA SUITE DE COLIGNI

CHARLES, à Henri de Bourbon.

Mon frère, j'attendais ce jour avec une impatience égale à la vôtre. Puisque je vous donne nia sœur, rendez-la heureuse , et vous ne me devrez rien.

Sire, je vous devrai toujours l'honneur de pouvoir vous appeler mon frère et d'être un des fils de Catherine de Médicis.

CATHERINE DE MÉDICIS

Le sang des Bourbons ne méritait pas moins.

CHARLES

Ah! vous voilà, M. de Goligni; je suis enchanté

de vous voir. Sans vous, la fêle n'eût pas été complète.

COLIGNI

Votre majesté m'honore beaucoup trop. Je ne suis qu'un sujet dévoué...

CHARLES

Vous méritez mon estime, et. je me plais à le dire tout haut.

GUISE, à Catherine de Médicis , à voix basse.

Nous n'obtiendrons rien du roi.

CATHERINE DE MÉDICIS, bas.

Ne vous découragez pas. (haut,àCoiignî.) Nous vous tenons à présent, monsieur l'amiral. Vous ne devez pas croire que vous nous échapperez quand vous le voudrez (12).

COLIGNI

Je ne veux jamais que pion devoir, Madame, et ce que me prescrit l'honneur: votre majesté doit me connaître.

CRARLESjàColigm.

Je me suis réservé le plaisir de vous annoncer moi-même que je vous rends toutes vos pensions (1 3).

COLIGNI

Ah! sire, je n'avais pas besoin de cette nouvelle preuve de la bienveillance de votre majesté pour être convaincu...

CATHERINE DE M^DICIS

M. de Coligni me permettra d y joindre un présent de cent mille livres (i4)«

COLIGNI

Que ne pouvez-vous lire dans mon cœur , Madame, combien je suis pénétré de vos bontés!

Nous ne doutons pas de vos sentimens, Monsieur..., mais le cardinal de Bourbon nous attend à Notre-Dame : partons. (A Marguerite de Valois.) Acceptez ma main. (Au roi de Navarre.) La reine prendra la vôtre.

LE DUC DANJOU, bas, à Catherine de Médicis.

Nous sommes battus.

CATHERINE DE MÉDICIS , bas, au duc d'Anjou.

On les endort.

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